Le burger vegan et pourquoi on se fout de notre gueule

Parmi les préoccupations les plus urgentes, les vegan (ou plutôt certains) semblent avoir jeté leur dévolu au moins tacite sur le hamburger. Cela devrait attirer au moins l’attention voire la suspicion de tout anticapitaliste de droite et de gauche sérieux. En effet, que de grandes enseignes capitalistes apatrides, et pas spécialement connues pour leur préoccupation à l’endroit de leurs salariés se sentent tout d’un coup une âme d’écologistes ou de vegans relève à tout le moins du greenwashing. Maintenant, à table !

I/ De quoi hamburger est il le nom ?

Si l’origine historique et étymologique du hamburger nous importe peu, nous aimerions attirer l’attention du lecteur sur plusieurs points : premièrement, ce sont les États-Unis qui l’ont diffusé, pays connu pour son absence totale de gastronomie (Donald Trump s’étant récemment ridiculisé en déclarant que les vins américains étaient meilleurs que les français, alors que les seuls vins américains existant proviennent de pieds… Français. Nous aurons la délicatesse ne parler ni de pain, ni de fromage). Deuxièmement, si ce sont les États-Unis qui l’ont diffusé massivement, ils en ainsi fait un symbole de domination culturelle : de Tokyo à Lagos, de Paris à Téhéran, de Bombay à Oslo, tout monde sait à quoi ressemble un hamburger et connaît sa fabrication originelle.

Le premier McDonald’s de Moscou, ici à son ouverture en 1990

Bien entendu, le hamburger en soi n’est pas synonyme de grandes enseignes de restauration (McDonald’s, Burger King…) et il est même possible voire courant d’en manger chez soi. Mais le simple fait de pouvoir acheter en magasin des pains à hamburgers dit long sur la domination alimentaire, donc culturelle des États-Unis sur le monde.

Citons un exemple : beaucoup d’anticapitalistes s’étaient réjoui de ce que McDonald’s avait échoué à s’implanter en Bolivie, car ses produits ne s’adaptaient pas aux coutumes et traditions locales. Las ! Ses restaurants ont été rachetés… Par Burger King. Le hamburger est un symbole non seulement de la malbouffe mais aussi et surtout d’une hégémonie culturelle et économique.

II/ Les vegans, Tartuffes modernes

L’objet de ce point n’est pas de remettre en cause le mode d’alimentation et de consommation au sens large des vegans. De même, qu’il soit bien entendu que nous ne parlons pas ici des vegans dans leur ensemble, mais bien de ceux qui, individuellement ou par groupes, soutiennent les actions des entreprises susévoquées.

L’idée est plutôt de pointer une incohérence, voire une hypocrisie. Comprenez : un burger vegan reste et demeure un burger. Ses conditions de production (humaines, industrielles, etc) demeurent les mêmes. La démarche de produire des burgers vegan, pour les entreprises, n’a qu’un but : trouver des nouveaux marchés, ou en tout cas ne pas en perdre. Et on ne peut rien attendre de moins de la part de gigantesques groupes capitalistes apatrides. Pour les vegans, c’est encore pire : il s’agit de pouvoir continuer à consommer un produit néfaste tant pour les travailleurs (sous-payés), au mépris d’une quelconque solidarité de classe, néfaste pour la santé (il n’y a pas que la viande qui soit dangereuse pour la santé dans le burger et dans le fast-food en général). En somme, les vegans sont des hédonistes terriblement modernes, comme tout ceux qu’ils critiquent. Ils ne représentent absolument pas une critique du monde moderne, mais au contraire préfèrent en accompagner la chute.

III/ Pour aller plus loin : un hamburger vegan, pour quoi faire ?

Le mouvement vegan, qui se comprend au sein de la philosophie antispéciste, entend abolir non seulement la production et la consommation de viande animale, mais également l’utilisation de produits d’origine animale (cuir, peau, soie, laine, lait, œufs…). L’objet est ici non pas de critiquer ou de remettre en cause le fondement même de la philosophie vegan et/ou antispéciste, ce que d’autres font mieux que nous et en d’autres lieux, mais de s’interroger sur un point précis annexe.

En effet, si l’idée est de bannir l’animal comme objet de production et de consommation, à toutes les échelles, quel est l’intérêt de vouloir lui trouver des substituts qui lui ressemblent, qui le singent ? Que les intellectuels, industriels, militants, et scientifiques vegans inventent des produits de substitution (et l’auteur de ces lignes confesse volontiers ignorer une grande majorité de ce domaine) ou se nourrissent de produits exclusivement végétaux, nous l’entendons : un gratin de courgettes, sans produit d’origine animale, ne ressemble pas à un hamburger, à une escalope, à du boudin. En revanche, l’acharnement à vouloir imiter ce qu’une culture (ou une certaine culture, concernant le hamburger) humaine a mis parfois des siècles a façonné peut désarçonner, voire provoquer quelques crispations que certains qualifieront de « conservatrices ».

Le sujet de l’alimentation et du veganisme est vaste, mais il est surtout intéressant de l’utiliser pour critiquer, en l’espèce, le grand vainqueur des luttes de tout temps : le capital. Il permet d’identifier les réels opposants à ses causes et à ses effets dévastateurs.

Le rat de Paris

Je viens de lire avec un certain scepticisme l’article de Marie-Sophie Germain, spécialiste (?) des NAC (nouveaux animaux de compagnie).

L’auteure nous explique que les rats sont victimes de préjugés et gagnent à être connus.

Sous la forme de « [proposition] = vrai/faux », nous apprenons ainsi pèle mêle que le rat, au final, est un animal charmant, intelligent, sociable; un vrai gentleman.

Entrons dans le vif du sujet. Madame Germain commet un premier contresens quand elle évoque le rat noir, hôte de la puce responsable de la peste noire. Quitte à entrer dans les détails, ce n’est pas la puce, la coupable, mais Yersina pestis, un bacille. Elle doit son nom à Alexandre Yersin, bactériologiste suisse. En outre, si la peste noire fit tant de ravages c’est que le rat noir n’était que le premier porteur de la puce : celle-ci avait pour hôte tous les autres mammifères à l’exception… Des chevaux, ce qui explique que les valets d’écurie et les palefrenier furent moins touchés, car ils dormaient avec leur bêtes. Ceci, Marie-Sophie Germain l’évoque superficiellement.

Mais le rat brun, dont parle justement notre bloggeuse, n’est-il pas un mammifère potentiellement hôte d’une peste noire jamais éradiquée ? Pourquoi dire qu’il n’y a « aucune raison de craindre la peste »?

En outre, L’auteure évoque très justement un animal vecteur de maladies à la Réunion et en Nouvelle Calédonie. Il me semble que les habitants de ces pays sont des êtres humains, qui plus est français. Leur état sanitaire devrait inquiéter tout le monde… Même des Parisiens. Quant à la comparaison avec les animaux que sont les porcs et les chiens, il me semble que l’épidémie de rage, dernière épidémie connue, est en bonne voie d’être éteinte dans les pays occidentaux.

En outre, l’idée que les chiens soient soient vecteurs de maladies me sembler s’appuyer sur un préjugé, celui de chiens errants sans maîtres pour les nourrir, les dresser, les contrôler (donc en dominer l’agressivité canine/lupine naturelle) et les soigner (donc éviter lesdites maladies). Or, les Français possèdent 61 millions de chiens et y consacrent temps, argent et dépenses vétérinaires.

Sur l’invasion des villes, je me demande quand peut-on parler d’invasion dans la mesure où l’on parle de déjà vingt millions d’animaux.

Il est évidemment amusant, voire louable, de vouloir dresser un rat ou deux comme NAC, mais si les rats s’entendent (et se pensent, comme animaux intelligents et sociaux) en groupe élaboré, hiérarchisé, des liens n’ont pas de sens au delà d’une certaine mesure. Nous ne sommes pas de la même espèce.

Pourquoi nous sommes supérieurs aux animaux

Et pourquoi l’anthropomorphisme est une aberration. 

Parmi les débats parfois houleux autour du mariage pour tous, les partisans de ceux ci ont souvent usé de mauvaise foi en faisant dévier le sujet à « l’homosexualité » en tant que pratique et comportement sexuel et social, comme si en France, pays qui ne criminalise plus cette pratique depuis 1791 (et même avant, dans les faits _ pensons à Lully), quelqu’un en avait quelque chose à faire de ce que font les homosexuels de leurs culs (à part la récente immigration maghrébo-musulmane).
L’argument régulièrement soulevé était donc le suivant : les animaux pratiquent l’homosexualité (chauve-souris, singes), pourquoi pas nous ? 

Premièrement, il ne me semble pas que les chauve-souris, pas plus que les hommes, réussissent à s’unir et à procréer par paires homosexuelles, et ce même si Batman, mon héros préféré, est un grand célibataire (et un tombeur, sans son masque ; et même avec : pensez à Catwoman). 

Miaou miaou.

Deuxièmement, ces comportements restent marginaux quand on pense aux centaines de milliers d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’anoures, d’invertébrés sur cette planète. La norme, en tant que comportement social (et donc politique, pour l’Homme, au sens de la polis), est l’hétérosexualité. 

Troisièmement, et c’est le point le plus important, la Nature a un visage autrement plus « sale » que celle d’un monde peuplé de licornes : cannibalisme de survie, meurtre post-coïtal (araignées, mantes), viol collectif (dauphins), esclavage (protomagnatus americanus, une fourmi)… Personnellement, c’est un monde que je trouve assez peu adapté aux homosexuels avides de droits divers mais plutôt « barbare ». Pn imagine mal les SJW réincarnés en insectes victimes d’une attaque de protomagnatus americanus et n’avoir pour défense « pas dans la forêt » . 

Une fois qu’on a listé les horreurs auxquelles on échappe en étant un homme, une conclusion s’impose à un esprit normal qui comprend que l’homme est aussi un être de culture : il est impossible de transférer des schémas mentaux ou comportementaux de la Nature à l’Homme. Celui-ci n’est pas fait pour vivre dans la Nature, seul, nu (c.f le petit poussin). 

La Nature n’est pas toujours « bonne ». Ce n’est pas parce que l’ordre naturel dicte que l’ours doit me tuer que je dois le laisser faire.