Décathlon et le hijab

L’affaire du hijab de Décathlon est d’une triste simplicité qui n’a à voir ni avec l’islam ni avec la laïcité (et encore moins avec le féminisme) mais bien sûr avec le capitalisme.

Décathlon est, rappelons le, une entreprise impitoyable avec ses employés. Une enquête du magasine Capital du 3 juillet 2009 révélait ainsi que qu’une bonne partie de ses 7500 employés sont des temps partiels payés au Smic tandis que les chefs de rayon sont payés 1800 euros brut par mois.

Sans tomber dans le gauchisme primaire, et pour citer ma professeur de sciences économiques du lycée : « les entreprises ne sont pas philanthropes ». Décathlon n’est pas plus islamophile qu’une autre entreprise. L’enseigne n’a fait que suivre le mouvement des autres. Et quel est ce mouvement ?

Il est double. Il y a tout d’abord celui, louable je le crois, qui tend à valoriser le sport, le bien être. Et il y a le second, qui constate l’augmentation de la part de maghrébins et de musulmans pratiquants dans la population française et européenne.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : dans une France 100% catholique mais toujours aux griffes du Capital, ce genre d’enseignes (Carrefour, Décathlon…) trouveront toujours une façon d’adapter leur offre à la demande.

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Sois féministe mais tais toi

Le féminisme (les féminismes) semble être, pour l’intérêt que je lui porte, l’ensemble des revendications portées par et pour les femmes en matière politique, sexuelle, économique, culturelle, sociale, etc. C’est en tout cas ce que j’en comprends. De nombreuses (la plupart) des femmes semblent s’en emparer à travers les classes bourgeoises occidentalisées (celles qui dirigent le monde donc, car les ouvrières indiennes de Beyoncé ne « dirigent » pas le monde malgré les mêmes ovaires qui habitent le même ventre que leur bourreau idole des jeunes).

Il est bien entendu, comme je le sous entendais plus haut, qu’il existe plusieurs façons d’être féministe (ou de ne pas l’être). C’est un choix individuel _ c’est ironique, porté par des mouvements de masse anciens et profonds (qu’on pense à Olympe de Gouges, Louise Michel…).

Aujourd’hui, une femme a pleinement le droit de travailler ou non, faire du sport ou non, s’épiler ou non, être féminine ou non, etc. Il faut le dire et le clamer haut et fort.

Cela étant posé, il faut que chacun ait le droit de choisir. Chacun doit pouvoir aimer ou non (donc de discriminer, de hiérarchiser) ses goûts et ses choix. Dans un monde où l’impératif social, culturel et économique du mariage n’existe plus, et où l’individu roi a pris le dessus sur les communautés, chacun doit pouvoir dire oui ou non. J’ai pour ma part le droit de dire non à une agender obèse à iroquoise arc-en-ciel, et travaillant dans la ‘com’, dans la mesure où je préfère les femmes méditerranéennes : avec des rondeurs (j’ai dit des rondeurs : pas « des gros seins »), brunes, etc.

Il n’est pas cohérent et encore moins légitime de réclamer toute l’attention du monde, notamment de la part des hommes, à une époque où le mariage (et plus largement le couple), institution certes patriarcale et bourgeoise mais protectrice des intérêts des femmes vieillissantes et donc infécondes. Pour préciser ma pensée : l’avantage du mariage des sociétés traditionnelles « patriarcales », est qu’il protégeait à la fois la femme matériellement (foyer, argent) ainsi que sa vertu, et ce même si les hommes ont toujours eu des maîtresses.

La société bourgeoise, en introduisant progressivement l’hédonisme et le désir comme seuls critères valables du couple, a mené à l’aliénation des deux sexes. J’ai bien conscience de ne rien apporter à l’édifice anti moderne de la littérature et de la philosophie en énonçant ce point (voir Clouscard etc).

En somme, comme le dit la chanson, chacun fait ce qui lui plaît. La société hédoniste a tué le mariage, et comme Erysichton qui se dévore lui-même, dévore le désir.

Donc : sois féministe, mais tais-toi. Tu voulais la liberté sexuelle ? Tu l’as, et je te soutiens jusqu’au bout, tant que tu n’empiète pas sur mon espace vital c’est-à-dire mon propre libre arbitre. A ce titre, la polémique quu tourne autour de Yann Moix est assez symptomatique. Si l’on peut s’amuser, regretter, ignorer ou blâmer (au choix) son obsession quasi fétichiste pour les femmes jeunes et asiatiques, on ne peut en revanche hélas pas lui imposer de coucher avec telle ou telle femme. Le mouvement #MeToo a (re) mis à l’honneur un principe fondamental dans la sexualité, en l’occurrence le consentement. Cette vision du couple, du consentement, du désir, de la sexualité, est peut-être nouvelle, bouleversante, peut être débattue, nuancée mais doit s’appliquer aux deux sexes : « mon corps, mon droit » vaut également pour Yann Moix.

De nombreuses femmes (artistes, bloggeuses, journalistes ou anonymes) ont ainsi eu la bêtise, et je pèse mes mots de souligner que Yann Moix passait à côté de « quelque chose », en l’occurrence de femmes de plus de cinquante ans absolument ravissantes. Plusieurs problèmes à ce raisonnement : le problème est le côté purement esthétique, physique, sur lequel le désir reposerait : pour le féminisme comme mouvement intellectuel profond, on repassera.

Le deuxième, c’est que concernant le point précédent, on est en droit de douter de l’authenticité de la plasticité de certaines stars telles, à l’inverse de Yann Moix dont la laideur « a un avantage, c’est qu’elle dure », comme disait Gainsbourg.

Le troisième, et c’est le pire, c’est la question du consentement : qui dit que Yann Moix voulait coucher avec Monica Bellucci? Et la réciproque ? Un an de mouvement #MeToo pour en arriver là, à nouveau, bravo les féministes.

Il reste à mon sens deux issues au féminisme : l’individualisme forcené que je viens de décrire, et le retour à la famille traditionnelle. Ce mouvement arrive en fin de course et ne pourra arriver à se sauver de la caricature que par la deuxième solution, qui passe par une compréhension des désirs et du rôle de femme dans la société et dans la famille (pas nécessairement au foyer d’ailleurs).

Sexe, sexualité et révolution 

Chaque année, à Paris, San Francisco, ou encore Tel-Aviv a lieu la « Marche des fiertés » ou « Gay Pride « . C’est l’occasion chaque année pour ses participants, sinon de nous assourdir de mauvaise musique, de revendiquer un certain nombre de droits pour accéder à « l’égalité » au nom du droit à la « différence » (j’imagine que quiconque voit déjà le manque de logique dans l’articulation).

Je ne reviendrai pas tellement sur le problème anthropologique que règle déjà Aristote (« C’est une grande injustice que de traiter également des choses différentes ») mais sur un autre aspect de la question.

Les milieux LGBTIQ+ (il faut rajouter une lettre régulièrement, je m’y perds) sont notoirement affiliés à l’extrême gauche anti fasciste, cela non sans tensions récurrentes parfois violentes .

Ainsi, la révolution anti capitaliste, anti raciste, se retrouve couplée d’un volet anti patriarcat et libertaire au sens sexuel (comme si le capitalisme n’était pas pourvoyeur de sex toys à profusion, de films pornographiques, de pilules contraceptives, de préservatifs, propres à la liberté sexuelle hors du couple traditionnel et du mariage). Voilà la première incohérence : si on est libertaire, on est capitaliste.
La seconde incohérence se situe à mon sens au niveau historique. Prenons un révolutionnaire marxiste au hasard : Bénito Mussolini. A-t-il fait sa révolution mu par des intérêts privés, notamment sexuels ? Non. C’était un homme de formation marxiste qui a fait une révolution marxiste, froide, méthodique.

Extrait de « Technique du Coup d’Etat » de Curzio Malaparte

Tous les révolutionnaires ne sont pas marxistes, objecteront avec raison les lecteurs. Prenons un autre révolutionnaire, religieux celui-ci : Ruollah Khomeini. Sa révolution était un volte-face à l’occidentalisation, à la décadence et à la corruption dans laquelle il accusait le Shah de se vautrer (ce qui n’empêcha lui-même d’avoir nombre de vices y compris sexuels, mais sans aller jusqu’aux revendications de PMA des LGBT).

Aucun révolutionnaire dans l’histoire, de Sankara à Gandhi, de Trotski à Primo de Rivera, de Mao à Hitler, n’avait le sexe et sa sexualité comme identité (et donc comme drapeau) ou comme projet.

Ceci n’est pas un drapeau révolutionnaire

Ce que l’on peut tirer de « en face » c’est ceci : cultiver ce que j’aime appeler le « secret de l’alcove », c’est-à-dire ne pas se préoccuper de la sexualité des autres, mais aussi ne pas étaler la sienne. Si « tout ce qui est national est notre » (Maurras) alors ce qui n’est pas national n’est pas notre. Nous n’avons pas le temps de faire la police des braguettes ou de mesurer la longueur des jupes. Et surtout, comme je l’ai dit, ce n’est guère sérieux d’un point de vue révolutionnaire.

Les filles n’aiment pas les losers  (niveau supérieur )

​Aujourd’hui mes petits farfadets, j’aimerais me pencher (pas trop, je connais les penchants de certains) sur une épineuse question : la virginité féminine. 

J’aimerais comprendre comment les mêmes mecs arrivent parfois dans la même soirée, l’alcool aidant, à fustiger l’inexpérience sexuelle de leur dernière partenaire et à réclamer une fille « pure ». 

Je ne reviendrai pas sur le fait que vous devriez être heureux qu’une fille s’intéresse à votre vie pathétique et à votre physique de geek asthmatique, mais en ce qui me concerne, si je roule en Aston Martin, je me fous qu’elle soit d’occasion. J’ai déjà rencontré des filles encore vierges et innocentes des choses de l’amour et du corps à 25, 28 ans. Si votre objectif est de rencontrer de telles personnes, elles existent. Il suffit de les chercher. Je vous promets une vie sexuelle monotone. 

Le lecteur plutôt frileux (je n’ose dire réac) est sûrement en train de se dire qu’il vaut mieux Jeanne d’arc que la ribaude du coin. Plusieurs choses à répondre : premièrement, vous faites bien ce que vous voulez de votre sifflet. Deuxièmement, il y a évidemment un juste milieu entre la ribaude du coin, et Marie-Chantal qui sera encore « vierge » comme dans vos souhaits. Troisièmement, ne serait-ce que d’un point de vue physique, c’est triste mais les ribaudes sont mieux fichues.

J’en reviens à mon point de départ. Je trouve sincèrement malsain cette sanctification jusqu’à la quasi névrose de la virginité féminine. Et je la trouve hypocrite quand on connaît les moeurs sexuelles de certains du « milieu », qui se reconnaîtront si d’aventures ils lisent ces lignes. 

Pourquoi « malsaine » ? Parce que cette condamnation de la chair (que vous croyez « traditionnelle » ou « médiévale » alors qu’on baisait beaucoup plus au Moyen-âge) a à mon sens plus à voir avec le puritanisme protestant voire salafiste qu’avec la France catholique, celle qui aime boire des coups et en tirer. 

Allez, sans rancune. C’est joli une fille en jupe non ?

Les filles n’aiment pas les losers (niveau intermédiaire)

Dans un précédent article, et depuis quelques temps en général, je me suis fait « l’avocat du diable » en exposant la thèse suivante : le célibat des hommes vient uniquement de ces derniers. 

Le présent article a pour but de développer cette idée. Après avoir battu en brêche l’idée selon laquelle le féminisme serait à l’origine de tous les maux de la Terre, je me propose d’aller plus loin. En cela, je me rallie aujourd’hui à l’idée de mon ami Yann Merkado selon laquelle ce n’est pas le féminisme qui a dévirilisé et tué les hommes, mais le féminisme qui a pu prendre place dans une société où les hommes étaient moins forts. 

Après la seconde guerre mondiale , les hommes (et je parle autant du genre que de l’espèce humaine) ont voulu faire la paix. Las de mourir au champ de bataille et de s’épuiser à l’usine ou au champ , ils ont accepté le progrès technique, notamment dans le domaine agricole, avec bienveillance. Que l’on me comprenne bien : ceci n’est pas une diatribe anti progrès technique . Il s’agit juste de comprendre comment l’homme a perdu sa place et ses repères traditionnels dans une société en rapide mutation. Dans tout ça, le féminisme comme d’autres phénomènes sociétaux  (libération sexuelle etc), ne sont que des symptômes de changements plus profonds . 

Dès lors, toute critique adressée au féminisme, pour justifiée et nécessaire qu’elle soit, doit s’inscrire dans une remise en contexte plus général. Mais surtout, le féminisme ne doit pas être utilisé comme prétexte, comme je l’ai également dit, à ses échecs, ses erreurs et ses aigreurs. Avant de conquérir Constantinople, pensez à conquérir une femme.

Non, traiter Simone de Beauvoir de pute ne fait pas de vous un grand séducteur.

J’entends déjà les moqueries, les rires, les insultes ou les protestations  (parfois mêlées). Ce n’est pas difficile. Tout est une question d’attitude. Lisez, revoyez votre tenue vestimentaire, vote coupe de cheveux, faites du sport, rangez votre misogynie du XIX ème siècle qui choquerait un ayatollah, et surtout : ÉCOUTEZ LES. Si le mariage de vos parents n’a pas tenu, c’est parce que votre père n’écoutait pas votre mère. 

Scène d’amour courtois

Allez, donnez de l’espoir aux femmes. L’avenir de la  France est entre vos mains. 

Les femmes n’aiment pas les loosers (version débutant )

Vos gueules les enfants. Cassez vous de notre pays, ou branlez vous en silence. Vous êtes la honte de la France et de l’Europe. Aussi stériles que l’était Onan et ses moeurs, vous ne comprenez rien au monde, aux femmes ou à ce que vous appelez le nationalisme. Je comprends que les femmes ne veuillent pas de vous. Vous êtes d’insupportables et geignards petits garçons qui réclamez une fille comme on réclame un Action Man, au lieu de vous remettre en question. Et si vous êtes aussi chiants avec les femmes, bon Dieu, jamais je vous voudrais comme militant, ou comme collègue. Quel enfer : défaitiste, attentiste, vulgaire, laid, misogyne, réac, et en plus anti chat, animal de droite par excellence.

S. Devi, Howard P. Lovecraft, Y. Mishima et L.F Céline et leurs chats

Pauvres cons. L’homme de droite est à ce point fragile qu’il lui faut toujours un responsable à ses échecs : les Juifs, l’Etat, les Francs-maçons, s’il ne trouve pas d’emploi , et donc le féminisme s’il est célibataire. Il a bon dos le féminisme ! Qu’on ne se méprenne pas : il a fait des dégâts culturels et sociétaux profonds mais il faut rendre à César ce qui est à César. Le problème vient de vous.
L’amour est un marché dont vous devez accepter les règles. Vous êtes les chômeurs , elles sont les patrons. Ça ne vous plaît pas ? Tant pis. Une femme ne peut porter la progéniture que d’un mâle pendant la gestation, là où ce dernier peut distribuer sa semence et ses gamètes. Il est donc vital pour la femme de trouver le meilleur parti : beau, intelligent, fort. En bref les femmes n’aiment pas les losers. Vous les trouvez « vénales » ? A votre guise. En attendant, c’est vous qui êtes célibataire.

Le Roi et l’oiseau

Il y a quelques jours, le Président de la République française, François Hollande, a décoré de la légion d’honneur à Mohammed ben Nayef al Saoud, ministre de l’intérieur et prince héritier du Royaume d’Arabie Saoudite.

Voilà pour les faits. Immédiatement, condamnation unanime en France et en Europe, de la part de tous les humanistes (car la France est le pays des droits de l’homme_ j’aime mieux quand on dit qu’elle est le pays de la gastronomie, bien plus appétissante) de gauche, de droite, des féministes, des abolitionnistes, des islamophobes néo cons, etc. A l’extrême droite même, combien se sont scandalisés, eux qui crachent sur cette grotesque insigne qu’une Mimi Mathy peut arborer à son (petit) veston, qu’un prince d’Arabie Saoudite soit décoré de cette légion d’honneur, puante en temps normal. Eux qui sont en temps normal de farouches défenseurs de la peine de mort pour les assassins, les violeurs d’enfants et les trafiquants de drogue, ce qu’est le Roi Abdallah d’Arabie Saoudite, on leur a découvert des sensibilités de jeunes filles, et des cris de pucelles hystériques, condamnant un prince arabe venu d’un pays aux mœurs barbares, ne respectant pas les « Droits de l’homme » ! Un comble ! Tous ces royalistes, fascistes, et autres, qui passent leur temps à conspuer les « Droits de l’Homme » et Marianne la salope se retrouvent maintenant sur les réseaux sociaux et au bar à cracher leur bile, au nom des mêmes principes, sur un prince arabe, sans doute, il va de soit, peu recommandable.

A l’inverse, quelle ne fut pas ma surprise de constater l’assourdissant silence des FEMEN et Osez le féminisme, toujours promptes à défendre la veuve d’un autre pays (Somalie, Afghanistan, Colombie, Inde, etc) ; on se souvient notamment du happening des FEMEN lors de la venue de Rohani. Assourdissant, coupable silence ! Leur envahissante voix s’était tue… Dans le désert d’Arabie Saoudite. Adieu, le colonialisme paré des couleurs chamarrées des bons sentiments de l’Homme (la Femme ! Pardon!) sauveur (sauveuse, du coup…). Le royaume d’Arabie Saoudite n’eut à souffrir de reproches et de critiques sur son usage du sabre, de la pierre ou du fouet, sur son interdiction de sortir, de conduire, de voter (sauf aux élections municipales) sur les femmes ni de la part des Chiennes de garde, ni des FEMEN, ni de Osez le féminisme, ni de Ni putes ni Soumises.

J’aimerais ensuite attirer chacun sur le manque de cohérence de certains. Pourquoi se scandaliser de ce qu’un Etat souverain (en l’occurrence l’Arabie Saoudite) décapite les trafiquants de drogue, les violeurs et les assassins, alors que d’une part c’est la position de nombre de nationalistes, et d’autre part notre pauvre France n’est même pas capable de faire régner l’ordre lors d’une manifestation de lycéens ou d’une émeute en prison, sans même parler de ses frontières ? Occupons nous de reprendre le pouvoir, d’établir les relations commerciales, militaires, diplomatiques et culturelles que nous voulons avec cet Etat. Et nous remettrons des décorations à qui nous le voudrons. D’ici là, un peu d’humilité, c’est une vertu chrétienne.