Le djihadisme ici et là bas

Je vais dans cet article, à l’occasion de l’attentat de Barcelone (qui avait manifesté pour l’accueil des migrants, bisous) exploser le mythe d’un djihad mondial aux causes et aux conséquences uniques des Philippines au Royaume-Uni, de la Syrie à l’Espagne. 

Le djihadisme est la manifestation la plus simple et la plus brutale de l’islam, qui est une religion de guerre et de conquête. Faire le djihad est une obligation. 

L’islam et les civilisations qu’il a imprégnées ou conquises (Arabo-andalous, Turcs, Perses…) s’opposent sur à peu près tout à nos civilisations occidentales qui trouvent elles leur racines en Grèce et à Rome, d’une part, et dans le christianisme d’autre part, pour l’essentiel (m’emmerdez pas avec les trois malheureuses tombes musulmanes trouvées à Narbonne).

Quoique la guerre ait fait parti des moeurs européennes pendant des siècles, nos ancêtres français, italiens, allemands et autres ont partagé ce fond commun avant de l’exporter aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. On peut très bien se faire la guerre et échanger de la culture, voyez Lully. 

Le djihadisme qui a frappé le Bataclan et Manchester visaient directement cet Occident, européen, décadent (drogue, musique..) et libéral, valeur permise uniquement sur un terreau helléno-chrétien. C’est là en général que le sot objecte : « Gnagnagna la Syrie gnagnagna le Mali ». Le relativisme est un fléau. Cependant : 

  • Aucune souffrance ne mérite d’être niée : aucune mère ne mérite d’enterrer son enfant de huit ans (même pas les mères israéliennes, n’est ce pas ?)
  • Au Moyen-Orient et en Afrique, les tensions actuelles ne sont que la suite de conflits anciens : chiites, sunnites, Arabes, Yezidis, Kurdes, Assyriens, Perses, ce joyeux beau monde s’étripait sans l’aide des Occidentaux il y a longtemps, faisant et défaisant des alliances complexes (« Si tu comprends le Moyen-Orient, c’est qu’on te l’a mal expliqué » dit le proverbe libanais); se souvenir de l’époque où les Kurdes étaient des supplétifs de l’Empire ottoman.
  • Il n’est pas question de nier l’implication étrangère notamment occidentale, mais elle n’est pas la cause seule.

Les causes du djihadisme sont sans doute les mêmes ici et là bas. Mais les réactions doivent être différentes car leurs acteurs n’ont pas les mêmes buts. Si leur but est de tuer, en Europe, leur but semble plutot de déstabiliser le pouvoir central et de recueillir l’adhésion. 

Tout ne se vaut donc pas même si on ne peut que déplorer la violence des attentats où qu’ils soient.

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Pourquoi nous sommes supérieurs aux animaux

Et pourquoi l’anthropomorphisme est une aberration. 

Parmi les débats parfois houleux autour du mariage pour tous, les partisans de ceux ci ont souvent usé de mauvaise foi en faisant dévier le sujet à « l’homosexualité » en tant que pratique et comportement sexuel et social, comme si en France, pays qui ne criminalise plus cette pratique depuis 1791 (et même avant, dans les faits _ pensons à Lully), quelqu’un en avait quelque chose à faire de ce que font les homosexuels de leurs culs (à part la récente immigration maghrébo-musulmane).
L’argument régulièrement soulevé était donc le suivant : les animaux pratiquent l’homosexualité (chauve-souris, singes), pourquoi pas nous ? 

Premièrement, il ne me semble pas que les chauve-souris, pas plus que les hommes, réussissent à s’unir et à procréer par paires homosexuelles, et ce même si Batman, mon héros préféré, est un grand célibataire (et un tombeur, sans son masque ; et même avec : pensez à Catwoman). 

Miaou miaou.

Deuxièmement, ces comportements restent marginaux quand on pense aux centaines de milliers d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’anoures, d’invertébrés sur cette planète. La norme, en tant que comportement social (et donc politique, pour l’Homme, au sens de la polis), est l’hétérosexualité. 

Troisièmement, et c’est le point le plus important, la Nature a un visage autrement plus « sale » que celle d’un monde peuplé de licornes : cannibalisme de survie, meurtre post-coïtal (araignées, mantes), viol collectif (dauphins), esclavage (protomagnatus americanus, une fourmi)… Personnellement, c’est un monde que je trouve assez peu adapté aux homosexuels avides de droits divers mais plutôt « barbare ». Pn imagine mal les SJW réincarnés en insectes victimes d’une attaque de protomagnatus americanus et n’avoir pour défense « pas dans la forêt » . 

Une fois qu’on a listé les horreurs auxquelles on échappe en étant un homme, une conclusion s’impose à un esprit normal qui comprend que l’homme est aussi un être de culture : il est impossible de transférer des schémas mentaux ou comportementaux de la Nature à l’Homme. Celui-ci n’est pas fait pour vivre dans la Nature, seul, nu (c.f le petit poussin). 

La Nature n’est pas toujours « bonne ». Ce n’est pas parce que l’ordre naturel dicte que l’ours doit me tuer que je dois le laisser faire. 

Deliveroo, ou le tabouret du pendu

Un soir, attablés à un restaurant local (« la ferme à Dédé« ) avec mes amis en train de manger un gros burger absolument pas vegan, nous avons aperçu deux ou trois coursiers-livreurs Deliveroo. Par l’aspect relativement sombre de leur peau, et leurs traits fort peu caucasiens, ainsi que par leur dialecte semblant venir des côtes de l’Afrique de l’ouest, nous en avons déduit que ces jeunes gens aux bras maigres, aux cuisses musclées et au ventre vide étaient sinon des migrants, du moins arrivés dans notre douce France il y a peu de temps. 

Un peu plus tôt dans la journée, nous avions croisé des individus semblables, ventre vide, regard hagard, conduite rapide et nerveuse facilitée par leur faible poids, etc. Une différence majeure, seulement : ils étaient Français « de souche » (je mets des guillemets pour respecter la loi), leur faciès était caucasien. Ils étaient très probablement étudiants et quand on connait la prédominance de la gauche et de l’extrême gauche dans les universités, faire le raccourci « vendeurs Deliveroo=gauche » est aisé. Faire circuler les repas, faire circuler les hommes, faire circuler les biens. La cohérence est parfaite.

Oui, mais. Ces salariés n’ont pas compris qu’ils étaient des salariés (en dépit de ce que l’esprit « start-up nation » laisse paraître), des chômeurs en puissance. C’est là qu’intervient ce que Marx appelait l’armée de réserve du Capitalisme, incarnée dans mon exemple par les braves guerriers d’ébène de l’ouest africain. Et comme « Celui qui a vécu par l’épée, périra par l’épée » (Matthieu 26:52), « Celui qui a vécu par le mondialisme, périra par le mondialisme ». En votant depuis des années pour des gens qui ont fait venir leurs remplaceurs, en consommant les produits (Deliveroo, Apple…) qui luttent ouvertement contre eux, ces étudiants sont leurs (et nos) propres bourreaux.

Que Dieu sauve la Sainte Russie !

Dans cet article, comme son titre l’indique, je parlerai de la Fédération de Russie. Je ne parlerai ni de la Russie tsariste, ni de l’URSS, sinon à titre indicatif et historique. Mes arguments et les exemples seront sourcés. Que les amoureux de Tolstoï, de Dostoïevski et de Tchaïkovsky (dont je suis) se donnent la peine de lire. 

Dans une première partie je traiterai de la situation économique russe actuelle, notamment vis à vis de ses partenaires régionaux (asiatiques et européens) et mondiaux. 

Dans une deuxième partie, je traiterai de la situation diplomatique et militaire russe, de son engagement sur divers théâtres (Ukraine, Syrie, etc).

Dans une troisième partie, je traiterai de la situation sanitaire, écologique, sécuritaire et sociale russe : santé, pollution, alcool et drogue.
I/ L’économie russe : état des lieux

Si l’on en croit sa fiche Wikipédia, le PIB de la Fédération de Russie a baissé de 4.6% en 2016, atteignant 1280 milliards de dollars (US), pour un PIB (PPA) de 3564 dollars (US), cette fois ci en augmentation de 2.09%. 

Il y a à cela une explication démographique (nous le verrons plus loin) mais aussi économique. La Russie est dépendante du dollar et de ses exportations d’hydrocarbures; même si elle produit en marge du diamant, de l’or, etc. Avant même la crise ukrainienne, la Russie a subi un recul de son PIB (en 2009), conséquence de la chute vertigineuse des prix du pétrole. Ne produisant que peu de produits agricoles (4.5% de la population active occupe le secteur primaire), le pays a traversé une profonde crise. Cela s’explique par le manque de terres arables : déserts froids, taïgas, montagnes, marais, etc. 

La crise ukrainienne et les sanctions de l’Union Européenne ont là encore impacté une économie déjà fragile, de l’aveu même de Vladimir Poutine. Malgré cette crise, l’Ukraine reste le troisième partenaire économique de la Russie : business is business. 
II/ « La marine russe n’est jamais aussi faible qu’on le pense, mais jamais aussi forte qu’on le craint » (ou le contraire) : Camarade Vladimir à la barre

L’armée russe moderne est entrée dans l’histoire sans briller et c’est le moins qu’on puisse dire : l’incompétence et l’ivresse combinée des moujiks devaient permettre aux troupes disciplinées de Tōgō Heihachirō de balayer les navires russes.  Cette « tradition » fera des ravages tout le long du XXI eme siècle, et jusqu’en Tchétchénie.

Après la chute de l’Union soviétique, la Russie a entendu regagner une certaine sphère d’influence, au Moyen-Orient, en Asie centrale, et même en Amérique latine (Vénézuela). Ainsi, de la même façon que les États-Unis, la Russie se crée un système d’alliés et de clients complexe, quoique moins avancé pour  le moment, pour servir ses intérêts.  

Au Moyen-Orient notamment, il peut compter sur la Syrie baasiste, qui est en fait son pion, et sur l’Iran avec qui les relations sont anciennes (1592). Avec la Syrie, l’intérêt est double : contrecarrer les Européens et les Américains, et s’assurer l’accès à la Méditerranée via le port de Tartous. Quant à l’Iran, c’est un « je t’aime, moi non plus« , un tango argentin qui se joue à la fois en Syrie, et en Afghanistan, où chacune des puissances a ses pions à jouer.

Soulignons ensuite que la Russie fait parti des pays, avec le Canada, les États-Unis, le Danemark et la Norvège, ayant un accès à l’Arctique, atout économique, diplomatique et militaire majeur s’il en est. 

Cependant, la puissance militaire russe doit être relativisée : par exemple, elle est en manque de moyens financiers (on se sent moins seul) et ses moyens dans le domaine spatial sont gravement en retard sur les États-Unis.
Dans un autre domaine, celui du soft power, le pays peut compter sur un certain nombre de soutiens dans la droite et l’extrême droite européenne, notamment française
III/ Que Dieu sauve la Sainte Russie !

La Russie a acquis une image réactionnaire pour les uns, sainte pour les autres. Examinons le détail à partir d’une poignée d’exemples. 

Nous avons dit plus haut que la consommation d’alcool était un fléau en Russie, à tel point qu’elle est, en Occident, sujet à plaisanterie. La réalité est moins drôle : une étude publiée dans The Lancet a étudié les morts des habitants de trois villes industrielles de Sibérie entre 1990 et 2001. Il en résulte que 52% des morts des individus entre 15 et 54 est du à l’alcool. Le phénomène ne s’arrête pas là, avec les alcools de substitution

Passons à la drogue. Dans un pays qui a connu un passage brutal du communisme le plus brutal à l’autocratie capitaliste la plus brutale et en même temps la plus débridée, il n’est guère étonnant que les écarts de richesse se creusent, et que la drogue s’installent dans ces trous. Sa proximité avec l’Asie centrale (Iran, Tadjikistan, Afghanistan…) en fait un véritable supermarché de la drogue, devant lequel les autorités peinent à lutter, la corruption n’arrangeant rien. 

Je viens de dire que la Russie souffrait de la porosité de des frontières quant à la drogue. Mais des milliers d’immigrés provenant de ses ex satellites entrent chaque année en Russie, avivant parfois des tensions avec des mouvements nationalistes locaux.

Si la Russie a acquis aux yeux d’une certaine gauche une image réactionnaire, c’est en raison de son opposition aux groupes de pression LGBT. Or, d’une part la Russie autorise la GPA (Gestation pour Autrui), et d’autre part le nombre d’avortements reste élevé, contre coup de la chute de l’URSS et de la crise économique, morale, spirituelle, et politique notamment des années Elstine. 

Source : Roostat (service fédéral des statistiques)
La plupart des amoureux de la Russie et de la nature peuvent le dire : le pays meurt. Grand comme un continent, s’étalant sur une grande variété de paysages, de climats, regroupant une grande richesse de peuples, de plantes et d’animaux, la Russie a une responsabilité, un devoir. Observons les résultats (sans oublier les véritables crimes de pays proches comme la Chine, ou plus lointains comme les États-Unis). Le moins visible est sans doute la pollution de l’air, conséquence de la logique prométhéenne de la révolution industrielle puis socialiste, et jamais arrêtée après la chute du communisme. Évoquons ensuite pollution des eaux notamment de l’emblématique lac Baïkal, qui alarme même le président Poutine.
 Le CNC a publié sur le sujet de l’écologie et de la Russie un brillant article, qui évoque notamment la pollution des sols, et que j’invite à consulter. 

Contrairement à ce que peut laisser penser une hystérie anti russe/anti Poutine, le lourd héritage soviétique, tant d’un point de vue des mentalités que des techniques, n’est pas à négliger. Le productivisme plutôt que l’industrie raisonnée, l’agriculture, et l’artisanat, d’une part, et l’interdiction de parcs et d’associations pour préserver les espaces (Lacs, rivières, forêts) et les espèces doivent être rappelés.

Genre ça

Il y a une grande quantité de sujets qui n’ont pas été traités, ou seulement en surface : démographie, religion, composition ethnique du pays, etc. À dessein cette fois-ci, le sujet Vladimir Poutine n’a pas été traité (sa personnalité, sa carrière, sa fortune) car il était trop vaste. 

C’est un pays immense mais fragile, à l’immense potentiel économique, militaire, culturel et écologique qu’à laissé la chute de l’Empire soviétique. Pour le moment, les oligarques et leurs appétits n’ont fait que changer de nom et de masque, et de ce fait, perdurer, voire aggraver les fautes de leurs prédécesseurs socialistes. 

Réflexion sur la violence

Puisque la violence est un vice de l’homme découlant du péché originel, donc naturel, et puisque l’homme est un animal politique, nous dit Aristote, alors la violence politique doit être mise au service du Bien, tempérée par la Justice (la Loi de la Cité) et le droit naturel.

C’est ce que tenta de faire l’Eglise via la paix de Dieu et la trêve de Dieu. Du reste, la période médiévale fut plutôt peu meurtrière, entre Européens, si l’on compare aux guerres des périodes suivantes que sont les guerres de religion (XVI ème siècle), la guerre de Trente Ans (1618-1648), les guerres de Louis XIV (1661-1715), ou encore les guerres de Napoléon ; sans même évoquer les deux guerres mondiales.

Aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, où il est admis que l’Etat a le monopole de la violence (police et armée), la question de celle-ci mérite néanmoins d’être pensée et posée à une époque où l’Etat et la démocratie perdent eux-mêmes peu à peu leur légitimité : montée des extrêmes et de l’abstention, incapacité à gérer la crise sécuritaire et migratoire, etc.

Dans sa « Somme théologique », saint Thomas d’Aquin théorise la doctrine de la guerre juste. Celle-ci se caractérise par trois points :

  1. L’autorité du Prince
  2. La cause juste
  3. L’intention droite.

Un autre point important à soulever est que Thomas d’Aquin admet tout à fait le régicide face au « tyran d’exercice » ou « tyran d’usurpation ». Charles Maurras dit que « les libertés ne s’octroient pas : elles se prennent ». Un peuple soumis à l’autorité peut donc en théorie parfaitement se révolter contre un chef injuste, en prendre la liberté. Or comment la cause nationale peut trouver la légitimité de faire usage de violence contre ses adversaires et faire chuter le « tyran d’exercice » qu’est la République et ses divers supplétifs ? Grâce à Thomas d’Aquin. Notre intention est droite, car guidée par l’empirisme et le Bien commun. Nous avons pour nous l’autorité du Prince, et donc une cause juste : la monarchie française. Cela coïncide là encore avec l’expression de Maurras « par tous les moyens, même légaux ».

La dernière difficulté réside sans doute dans les moyens de concrétiser cette violence.