Le contrôle au faciès n’existe pas

Ou très peu.

Réfléchissons un moment. Ceux qui liront cet article, à l’exception des militants politiques, notamment ceux très lookés, se comportent de façon normale dans la vie de tous les jours. Ils adoptent une attitude responsable, respectueuse tant des lois que de la morale publique.

De plus, ils exercent des métiers légaux, ou poursuivent des études. Ils s’habillent de vêtements normaux : chemises, pantalons, t-shirts. 

Mettons nous dans la tête d’un policier qui doit contrôler  (« faire du chiffre ») dans le but à peine dissimulé de trouver des consommateurs de substances illicites. Ceux-ci, pour l’essentiel, portent des joggings et des casquettes. Et je me fous que toi ou ton cousin en Lonsdale fume de la weed. Il n’est pas représentatif. La petite et moyenne délinquance, comme la criminalité, s’habille et se comporte de façon plutôt uniforme, vit plutôt dans les mêmes quartiers et est plutôt homogène ethniquement. De fait, René le policier aura statistiquement plus de chances de trouver de la weed sur Karim que sur François. Mais ceci est uniquement du au fait que le premier porte un survêtement de racaille, traîne avec des racailles, et pas le second. Si François vit dans une cité et a réussit à être accepté par ses compères, alors il y aura fort à parier qu’un jour ou l’autre René trouvera de la weed sur lui. De même, Karim peut très bien monter de classe sociale, voter FN, diriger une boîte de sécurité, porter un costard et mépriser les racailles : cela existe. 

On est contrôlé par la police quand on resemble à un délinquant  (nos amis des forces de l’ordre sont des gens simples le plus souvent). Portez un costume et ne dealez pas. 

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