Sexe, sexualité et révolution 

Chaque année, à Paris, San Francisco, ou encore Tel-Aviv a lieu la « Marche des fiertés » ou « Gay Pride « .  C’est l’occasion chaque année pour ses participants, sinon de nous assourdir de mauvaise musique, de revendiquer un certain nombre de droits pour accéder à « l’égalité » au nom du droit à la « différence » (j’imagine que quiconque voit déjà le manque de logique dans l’articulation).

Je ne reviendrai pas tellement sur le problème anthropologique que règle déjà Aristote  (« C’est une grande injustice que de traiter également des choses différentes ») mais sur un autre aspect de la question. 

Les milieux LGBTIQ+ (il faut rajouter une lettre régulièrement, je m’y perds) sont notoirement affiliés à l’extrême gauche anti fasciste, cela non sans tensions récurrentes parfois violentes .

Ainsi, la révolution anti capitaliste, anti raciste, se retrouve couplée d’un volet anti patriarcat et libertaire au sens sexuel (comme si le capitalisme n’était pas pourvoyeur de sex toys à profusion, de films pornographiques, de pilules contraceptives, de préservatifs, propres à la liberté sexuelle hors du couple traditionnel et du mariage). Voilà la première incohérence : si on est libertaire, on est capitaliste.
La seconde incohérence se situe à mon sens au niveau historique. Prenons un révolutionnaire marxiste au hasard : Bénito Mussolini. A-t-il fait sa révolution mu par des intérêts privés, notamment sexuels ? Non. C’était un homme de formation marxiste qui a fait une révolution marxiste, froide, méthodique. 

Extrait de « Technique du Coup d’Etat » de Curzio Malaparte

Tous les révolutionnaires ne sont pas marxistes, objecteront avec raison les lecteurs. Prenons un autre révolutionnaire, religieux celui-ci : Ruollah Khomeini. Sa révolution était un volte-face à l’occidentalisation, à la décadence et à la corruption dans laquelle il accusait le Shah de se vautrer (ce qui n’empêcha lui-même d’avoir nombre de vices y compris sexuels, mais sans aller jusqu’aux revendications de PMA des LGBT). 

Aucun révolutionnaire dans l’histoire, de Sankara à Gandhi, de Trotski à Primo de Rivera, de Mao à Hitler, n’avait le sexe et sa sexualité comme identité  (et donc comme drapeau) ou comme projet. 

Ceci n’est pas un drapeau révolutionnaire

Ce que l’on peut tirer de « en face » c’est ceci : cultiver ce que j’aime appeler le « secret de l’alcove », c’est-à-dire ne pas se préoccuper de la sexualité des autres, mais aussi ne pas étaler la sienne. Si « tout ce qui est national est notre » (Maurras) alors ce qui n’est pas national n’est pas notre. Nous n’avons pas le temps de faire la police des braguettes ou de mesurer la longueur des jupes. Et surtout, comme je l’ai dit, ce n’est guère sérieux d’un point de vue révolutionnaire. 

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Coup d’Etat estivalier-Que lire ?

Trotski explique, et Malaparte le rapporte dans son « Technique du coup d’Etat » que ce qui distingue les différents coups d’Etat, ce ne sont pas tant leur programme que leur méthode. Une révolution réussit quand elle est une affaire de techniciens, que seuls des techniciens peuvent stopper. Il y a peu de points communs entre Hitler d’un côté et Trotski/Lénine de l’autre. Mais dans les deux cas, rien n’a été laissé au hasard. Paradoxalement, le premier coup d’Etat moderne, celui de Bonaparte, a failli échouer à cause de l’amateurisme et de la trop grande place laissée au hasard. L’objet du coup d’Etat, il faut le rappeler, c’est l’Etat, et sa prise. Réfléchir à sa paralysie puis sa capture c’est déjà être un danger pour lui. Il ne faut pas cesser de l’analyser d’un point de vue mécaniste, surtout à une époque où il ne cesse d’être froid et omniprésent; « le plus froid de tous les monstres froids » disait Nietzsche. 

Ne perdons pas de vue non plus qu’il n y a pas de « circonstances » à la révolution. Trotski s’est moqué de la situation de la Russie tsariste et disait que même des pays stables tels que la Suisse ou les Pays-Bas pouvaient subir des révolutions. Ce qui fait la révolution, ce sont les révolutionnaires : si la révolution a échoué en 1920 en Pologne, ce ne fut pas à cause de l’absence de communistes, mais bien à cause de leur absence de velléités révolutionnaires.

Les lecteurs de Malaparte, Trotski, ou Venner seront déçus de cet article. Aux autres, je veux proposer, en vrac disons, une série de livres pour aiguiser leur appétit révolutionnaire. 

  • « Le Prince » de Machiavel
  • « Technique du coup d’Etat » de Curzio Malaparte
  • « Si le coup de force est possible » de Charles Maurras
  • « L’art de la guerre » de Sun-Tzu
  • « Pour une critique positive » de Dominique Venner
  • « Pour mes légionnaires » de Corneliu Codreanu
  • « Que faire ? » de Vladimir Illitch Lénine
  • « La révolution permanente » de Léon Trotski 

    Vous aurez remarqué que je n’ai rien proposé qui vienne de Mussolini ou de Hitler : lisez Malaparte et vous comprendrez. 

    Je vous souhaite une bonne lecture ! 

    « La Rivoluzione è come il vento ! »

    Le contrôle au faciès n’existe pas

    Ou très peu.

    Réfléchissons un moment. Ceux qui liront cet article, à l’exception des militants politiques, notamment ceux très lookés, se comportent de façon normale dans la vie de tous les jours. Ils adoptent une attitude responsable, respectueuse tant des lois que de la morale publique.

    De plus, ils exercent des métiers légaux, ou poursuivent des études. Ils s’habillent de vêtements normaux : chemises, pantalons, t-shirts. 

    Mettons nous dans la tête d’un policier qui doit contrôler  (« faire du chiffre ») dans le but à peine dissimulé de trouver des consommateurs de substances illicites. Ceux-ci, pour l’essentiel, portent des joggings et des casquettes. Et je me fous que toi ou ton cousin en Lonsdale fume de la weed. Il n’est pas représentatif. La petite et moyenne délinquance, comme la criminalité, s’habille et se comporte de façon plutôt uniforme, vit plutôt dans les mêmes quartiers et est plutôt homogène ethniquement. De fait, René le policier aura statistiquement plus de chances de trouver de la weed sur Karim que sur François. Mais ceci est uniquement du au fait que le premier porte un survêtement de racaille, traîne avec des racailles, et pas le second. Si François vit dans une cité et a réussit à être accepté par ses compères, alors il y aura fort à parier qu’un jour ou l’autre René trouvera de la weed sur lui. De même, Karim peut très bien monter de classe sociale, voter FN, diriger une boîte de sécurité, porter un costard et mépriser les racailles : cela existe. 

    On est contrôlé par la police quand on resemble à un délinquant  (nos amis des forces de l’ordre sont des gens simples le plus souvent). Portez un costume et ne dealez pas.