Le Hellfest : « l’oeil était dans la tombe et regardait Caïn »

Je suis bien plus scandaleux  (littéralement) que la plupart des personnes qui liront cet article. Je pense avoir lu, dit, vu ou fait de quoi choquer les Juifs, les chrétiens, la « gauche », la « droite », les musulmans, les athées, les païens et à peu près tous les milieux culturels et musicaux. 

Comprenez bien dès lors que la seule réaction à « le christianisme est une religion du désert qui a détruit l’Europe » (au moment où l’Empire romain croulait sous le népotisme, la corruption, les révoltes internes, les invasions barbares_ au point qu’il n’y avait quasiment pas de Romains aux Champs Catalauniques) soit au mieux de l’indifférence, au pire de l’agacement. 

Comprenez bien dès lors que la seule réaction à « le métal est la musique du diable qui amène son auditeur/pratiquant en enfer » (quid de ceux qui en écoutent accidentellement ? Est-ce un péché mortel ou véniel ? Par opposition, écouter des chants grégoriens est-elle est une vertu cardinale ? Y a-t-il une bulle papale qui condamne le metal ? Dans ce cas, quid des orthodoxes ?) soit au mieux un soupir de lassitude au mieux un hullulement de rire mal contrôlé. 

En réalité, il existe des arguments de fond contre le HellFest : 

  • Son public : jeune et/ou immature notamment musicalement. Je suis pour ma part un gros c… Un élitiste. Je préfère les publics restreints et de meilleure qualité.
  • Son prix. Pas besoin de développer. En plus c’est loin de chez moi.
  • Les groupes. Slayer tous les trois ans, merci. Et Chelsea Wolfe en festival NON MAIS ALLO QUOI.
  • L’ambiance Disney mon cul. J’aime bien DisneyLand mais pas dans un festival de metal. On mélange pas les torchons et les serviettes.

Mais Max Yme en parle mieux que moi ici.

Tous les ans à la même période, un certain nombre de catholiques râlent sur les réseaux sociaux contre la « fête de l’enfer ». C’est leur droit. Mais j’aimerais sincèrement que ceux qui sont proches de la cause nationale (pas les cucks qui ont voté Macron au deuxième tour; on vous voit) sinon d’approuver ou même de tolérer, au moins de vous taire. Les médias et les autres politiques (sans même parler du milieu métal/culturel, constitué lui même bien souvent d’abrutis finis, j’en conviens !) vous ringardisent et vous ridiculisent. Mais par leurs amalgames et leurs caricatures, nous nous retrouvons dans le même sac que vous ! 

Vous aurez noté que je n’ai pas perdu mon temps à essayer de vous décrypter les paroles, vous dire que tel ou tel chanteur était catholique, ou que au final c’est du théâtre. Il y a à ça deux raisons. La première est que le HellFest, enfant du défunt FuryFest, existe depuis plus de dix ans. Malgré toutes les critiques que j’ai à lui faire, c’est une industrie qui marche. Si vous aviez voulu écouter et comprendre, vous l’auriez fait, depuis le temps. La seconde raison est que vous nous emmerdiez déjà avec Elvis dont les déenchés « sataniques » auraient du le pouvoir de pervertir les jeunes filles. 

Alors pensez « politique » et arrêtez de voter Macron et autres cucks.  

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Une flamme à transmettre

Je m’entends souvent dire (rire) que mon combat (le nationalisme) est vain et qu’il n’aboutira jamais, ou en tout cas, que je n’en verrai jamais les fruits. C’est probable. Mais c’est là une donnée que j’ai en tête depuis que je me suis engagé en politique, avant même d’être converti aux idées du nationalisme intégral. Et à ce moment là, d’autres, de mon âge ou plus vieux, étaient déjà là en train de (re)construire. Il faut être naïf pour penser qu’une défaite démocratique pèse sur le coeur d’un monarchiste… 

Il existe sur l’île de Crète un olivier âgé de trois millénaires. Il était là avant Athènes, Sparte, Rome, Byzance, les royaumes européens et leur a survécu. Sa force et sa vigueur ne se sont pas faites en un jour, et il a du lutter contre le vent, les parasites… John R.R Tolkien disait « Les arbres aux racines les plus profondes ont les branches les plus vigoureuses ». Je ne verrai pas le fruit de mon travail, non plus que mes enfants. Mais peut-être que mes petits-enfants pourront achever mon oeuvre, notre oeuvre.

 En attendant, il faut repenser notre esthétique, nos rapports aux médias, au travail, à l’Etat. Sortir du « ghetto faf » dans lequel nous nous complaisons. Etre rigoureux dans notre façon de communiquer pour ne laisser place à aucune faille, tels que ces hoax et fakes grossiers que même certains cadres de partis et dirigeants relaient. L’avènement d’internet et des réseaux sociaux a prouvé d’une part que les médias traditionnels étaient discrédités et d’autre part que nous pouvions faire du travail de journalisme, de réflexion : ne tombons pas dans les pièges du complotisme, du hoax ou de l’hystérie. 

Repenser l’esthétique, c’est réfléchir à des (nouveaux) héros, ne pas confondre identité, codes, et sectarisme. Il faut brûler les codes des années 70/80. Si le 6 février 34 ou Dien Bien Phu sont des références émouvantes, sympathiques ou amusantes elles ne parlent plus à personne : dans 15 ans, cela fera un siècle de 6 février ! Créeons un autre six février plutôt que de nous lamenter sur l’échec du premier. « La tradition est la transmission de la flamme et non la vénération des cendres » disait Gustav Mahler. 

Transmettons. 

Oui, le vote, le simple fait de participer à ce théâtre qu’est la démocratie nous est pénible. Non seulement les élections elles-mêmes mais encore les pressions financières, communautaristes, médiatiques qui pèsent sur les premières. Il est évident que la loi naturelle que nous enseigne Aristote, qui nous détourne tant de l’oligarchie que de la tyrannie ou de la démagogie, devrait nous conduire à chercher, à trouver un chef et prendre le pouvoir « par tous les moyens, même légaux » (Charles Maurras). Mais c’est précisément parce que les chefs comme les héros se cachent que nous devons descendre dans les urnes et dans la rue. Nous emparer de la vie la Cité comme de la vie de sa Cité. Quelqu’un que j’estime a écrit « le salut ne viendra pas des urnes ». C’est vrai. Il ne faut pas se raccrocher à ce système parce qu’il est la cause de nos problèmes mais aussi parce qu’il est prêt à mourir. 

Que faire ? Voter, en l’occurrence Marine Le Pen. Que faire vis à vis de la police ? Je l’ai déjà dit. Créer des réseaux d’amitié, professionnels, s’armer. Garder à l’esprit que si nous échouons, nous aurons une responsabilité civilisationnelle à assumer. Mais il ne faut pas désespérer car « le désespoir en politique est une sottise est une sottise absolue » (Charles Maurras).