Des nouvelles mythologies et des nouveaux héros dans le milieu nationaliste

J’ai déjà dit à quel point les héros, passés et à venir, étaient nécessaires à la construction de l’identité des peuples et des nations. Comme disait Paul Claudel « la jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ». Le sujet qui m’amène ici est la variété des mythologies où chacun puise ses références et se crée ses héros. 

Il n’y a sans doute pas de meilleur cadre que la guerre, en Europe ou ailleurs, pour faire frissonner de jeunes militants au coin du feu, une guitare à la main. Les deux guerres mondiales, les guerres coloniales (Indochine et Algérie) d’abord, aujourd’hui le conflit russo-ukrainien, sans parler des divers conflits au Moyen-Orient, ou des guerres qui ensanglantèrent l’ex-Yougoslavie agonisante. A des centaines ou des milliers de kilomètres, à des décennies de distance, chacun se choisit un camp comme quand on jouait aux cow-boys et aux Indiens étant petit. Chacun dit « je supporte telle cause » ou « en ce temps là, j’eusse rejoins telle faction ». Cette attitude devrait être selon moi être mesurée précisément en raison du manque d’information et de recul historique que nous avons, dans notre confort d’occidental du début du XXI ème siècle. Nous avons appris que les images et les discours pouvaient être détournés  (exemple du massacre de Katýn) et que les hommes politiques comme les journalistes n’étaient que peu fiables (exemple des armes de destruction massive de Saddam Hussein).

C’est pourquoi je suggère de faire appel à ces mémoires mythifiées avec le plus grand soin, la plus grande prudence. Nous devons être fiers de nos ancêtres et de ce que nous transmettrons à nos enfants.

 

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