De l’écologie bien comprise

Si l’écologie, en faisant abstraction de sa signification étymologique, se veut la science ou l’étude de l’interaction entre les êtres vivants et leur milieu, alors chacun comprend bien que c’est avant tout la Nature qui doit régenter l’objet étudié. De la même façon qu’un entomologiste doit prendre mille et une précautions avec ses bottes et sa loupe pour ne pas ravager les fourmilière ou les ruches, l’écologiste doit lui aussi garder à l’esprit la notion d’ordre naturel et éviter au maximum de perturber celui-ci.

Un monde parfaitement écologiste selon la Nature, et personnifier cette dernière est déjà une erreur, serait un monde sans hommes. En effet, l’homme étant un être de culture, l’action anthropique influe plus ou moins sur le milieu naturel. Ainsi, la sylviculture soit le simple fait de sélectionner et d’abattre des arbres, influe sur les autres les essences et les espèces animales (oiseaux, rongeurs, insectes). Il n’existe en Europe aucune forêt dite sauvage c’est-à-dire qui n’a pas reçu de coup de cognée à l’exception de la forêt biélorusse. Dans le reste du monde, il faut s’enfoncer en Afrique, en Amazonie ou dans le Sud-est asiatique. 

C’est beau hein ? Bah c’est pas naturel. Désolé les hippies

Aussi beaux qu’ils soient, les champs de colza ou de lavande sont le résultat de siècles de travaux humains. Ils participent à ce titre à l’identité culturelle d’une région, d’un pays. Ainsi, le blé d’Ukraine se retrouve dans le drapeau national, là où le bleu symbolise l’immensité du ciel azur. 

L’homme agit sur la vie depuis qu’il a réussit à inventer successivement le feu, la roue, le joug, etc. Cependant, dans son ouvrage « The Lighting and the Sun », Savitri Devi explique bien la différence entre le progrès technique, consistant à maîtriser la nature, et le Progrès, idéologie qui semble être un cheval (ou un tigre?) que l’on ne peut plus chevaucher ni maîtriser car devenu fou. Au lieu de suivre une progression cyclique et guidée par le Sacré, la société moderne en vient aujourd’hui à croiser des porcs et des humains. Au delà du grotesque, du risible ou du terrifiant, interrogeons nous sur la notion de vivant, d’espèce (s) et de race (s). Méditons cette citation bien connue de l’écrivain Jean Mabire : « Je ne vois pas pourquoi il faudrait protéger les races animales et laisser périr les peuples tels qu’ils ont été façonnés par des millénaires de longue patience. La véritable écologie c’est de sauvegarder les baleines. Mais aussi les Touaregs et les Zoulous, les Basques et les Serbes, les Flamands et les Bretons, les Écossais et les Estoniens ». 

Qu’est ce qu’un écologiste qui ne défendrait pas ces évidences, ce bon sens, ce que l’histoire, le temps, l’homme et la nature ont façonné ensemble ? Il est sans doute temps de briser la Civilisation du Progrès, ainsi que son évolution exponentielle, qui ne respecte ni les hommes, ni la nature, ni la beauté. En somme, revenir à une écologie du temps, de la longue durée, en accord avec à la fois le Divin et la Nature, ce que nos ancêtres bâtisseurs de cathédrales ou du Colisée ont su le faire. 

Publicités

Docteur Roman et Mister Polanski 

Histoire de relancer un peu d’huile sur le feu, je profite de l’immense bonheur que me procure la nouvelle de l’annulation de la venue de Polanski aux Césars, « meurtri », pour parler de son cas. Tout le monde connaît l’affaire. Non, ce dont je veux parler, c’est de ce double discours de l’intelligentsia sur « l’homme et l’artiste » (en mettant l’emphase sur le O de homme et le A de artiste). Certains artistes, authentiques génies, sont ainsi vouées aux gémonies, et leurs oeuvres à l’Enfer (Robert Brasiliach, Pierre Drieu la Rochelle…). D’autres, parfois non moins sulfureux, se trouvent dans un creux, une zone orange : en parler avec trop de sympathie dans une revue vous range dans le camp des réactionnaires, des nazis, des antisémites (la liste est interminable). On citera parmi eux Knut Hamsun, Ezra Pound, René Guénon, Louis Ferdinand Céline, et d’autres. Pour eux, il est permis (il est nécessaire de séparer « la homme de l’artiste »). Fumisterie ! C’est une hypocrisie sans nom. Une oeuvre, un livre, un poème, un film, n’est pas désincarné. Il appartient à un lieu, un temps, et à un homme. Ce n’est pas le docteur Destouches qui a écrit Voyage au bout de la nuit, et Louis Ferdinand Céline qui a écrit Bagatelles pour un massacre. Il n’y a pas de docteur Jekyll et Mister Hyde en littérature, ni dans aucun art. De la même façon, il n’y a pas un « bon » Roman Polanski qui aurait réalisé Rosemary Baby ou le bal des vampires, et un « mauvais » qui aurait drogué et sodomisé une adolescente de treize ans. Il y a un seul Roman Polanski, qui s’est élevé avant de chute ce jour de 1977, pareil à Lucifer. 

Pourquoi certains artistes, dont nul ne nie le génie et le talent, échappent ils à l’opprobre populaire et médiatique, ainsi qu’au jugement ? Pourquoi Arthur Rimbaud poète est-il valorisé, ce qui est légitime, alors que Arthur Rimbaud trafiquant d’ivoire, ou mercenaire dans la guerre d’Acèh, n’existe que dans les esprits les plus curieux ? Et pourtant, Rimbaud fut autant un trafiquant d’ivoire et un mercenaire que Polanski un prédateur sexuel. De même, Aragon fut un soutien hystérique du régime stalinien, et Sartre, des Khmers rouges. Il est nécessaire je crois de parler de tous les génies en termes d’ombre et de lumière. Polanski ne doit pas échapper à cette règle. 

Les migrations, question de classe, question de race

L’extrême droite  (mais pas seulement) raille souvent et à raison le discours de nos élites  (intellectuels, journalistes, artistes, hommes politiques…) consistant à voir dans les migrants et les réfugiés une manne économique, intellectuelle, démographique et culturelle inépuisable. 

Quiconque, même peu ou pas politisé doit, s’il  est de bonne foi relativiser, c’est le moins que l’on puisse dire, cet apport et cet enrichissement : viols, cambriolages, incendies, meurtres, etc. C’est à se demander où sont passés les futurs Montaigne ou les sanskritistes ! 

Pourtant, quiconque est allé à l’université connaît des non Européens. Idem dans le monde de l’entreprise. Le MIT reconnaît que l’université de Yazd en Iran est à la pointe en électronique, et le persan est une des langues les plus parlées chez Google. 

Mais alors pourquoi un tel décalage ?

Parce que ce ne sont pas les mêmes qui migrent aux mêmes endroits, tout simplement : les riches Syriens (ou autres) éduqués vivent de façon très correcte et souvent très intégrée. Les autres foutent le bazar, si vous me passez ce petit jeu de mots « orientalisant ». Ce ne sont pas des chirurgiens ou des archéologues qui violent, incendient ou tuent. 

Ce que ça change, êtes vous probablement en train de vous dire ? Je laisse Jean-Marie Le Pen répondre : https://youtu.be/moYgthnetDI

Les rebeux et l’antisionisme : histoire d’une escroquerie 

Pour comprendre « d’où je parle », comme disent les cibles principales de cet article, il est je crois nécessaire de montrer que je connais bien mes sujets, tant par ma vie que mes engagements politiques : les rebeux, les beurs, d’une part, et le conflit israélo-palestinien d’autre part. 

Je suis né à une autre époque appelée le XX ème siècle, dans une guerre froide mourante, quand il y avait encore deux Allemagnes.

A l’âge de six ans, j’ai intégré l’école publique de mon quartier. Nous étions deux Européens : une jeune Portugaise et moi même. Et tout au long de ma scolarité dans le public (maternelle/primaire/lycée) les Européens, les Blancs, les babtous ne furent majoritaires Au lycée ils étaient tout au plus 40%, dont une bonne part avaient assimilés des codes qui n’étaient pas les leurs.

Revenons au sujet. A cette époque, lors de mes cours d’histoire et de géographie balbutiant, j’appris à placer l’Italie, la Suisse, les Îles Britanniques etc. Point de Palestine. Ah si : on me parla de Terre Sainte pour me dire qu’à l’appel du Pape Urbain II, et pour protester contre les persécutions subies par les pèlerins chrétiens, les Européens avaient lancé la croisade. A cette époque, si tension ou rancoeur il y avait dans les coeurs de ces petits Mohammed, ils avaient l’élégance de les taire. D’ailleurs, aucun tag, aucune affiche ne décorait murs et poteaux des villes. 

J’entends les Jean-Politologues répéter : « Depuis la seconde Intifada tout a changé ». En effet. La vérité est simple, pour un conflit qui ne l’est pas : les rebeux ont trouvé avec l’antisionisme de gauche une façon d’importer et d’exprimer leur antisémitisme à peu de frais. 

Je peux éventuellement comprendre que ça fasse pas trop bander

Cela leur donne bonne conscience (combat contre l’impérialisme, justification spritualo-humaniste depuis les attentats du onze septembre et l’approbation de divers cheikhs du Golfe) à eux qui vivent dans des pays démocrates, tempérés où rien ne manque (et certainement pas les diverses prestations sociales), si l’on compare à des pays comme l’Égypte ou l’Irak. 

J’ai été moi même un antisioniste véhément. Par anti impérialisme, j’ai été un soutien de la cause palestinienne. Je ne m’en suis jamais caché. Mais j’estime : 1° Qu’un peuple qui élit le HAMAS, mouvement terroriste, antisémite, antichrétien, corrompu et népotique, ne mérite pas mon soutien et en tout cas doit en assumer les conséquences politiques… Comme une pluie de missiles de la part de Tsahal;

2° Qu’une guerre est une guerre : des enfants, des femmes, des hommes meurent. Et cela, les Arabes du monde entier sont incapables de le voir, plus particulièrement les rebeux en bac pro carrosserie. (J’ai rien contre les carrossiers… Comme tout pamphlet, ya des personnages, hein).

3° Qu’il est hypocrite de soutenir une cause sans se battre réellement pour elle, à l’image de rebeux dealers de drogue. 

Le soutien des rebeux à la Palestine est donc doublement de mauvaise foi : ils ne connaissent rien de la réalité là bas (aucune lecture, aucune rencontre etc), et utilisent une cause comme exutoire à des sentiments de haine. Par cette démarche, ils se rendent complice de mouvements antisémites et dangereux en important le conflit en France (bien que d’autres officines juives ne se privent pas de faire de même !). Que le lecteur soit bien conscient : je n’ai aucun avis sur le conflit israélo-palestinien. Je n’en ai plus. Ni kippah, ni keffieh. 

Mais ça c’est pas mon délire. Et puis le blanc me va mal au teint.