Les filles n’aiment pas les losers  (niveau supérieur )

​Aujourd’hui mes petits farfadets, j’aimerais me pencher (pas trop, je connais les penchants de certains) sur une épineuse question : la virginité féminine. 

J’aimerais comprendre comment les mêmes mecs arrivent parfois dans la même soirée, l’alcool aidant, à fustiger l’inexpérience sexuelle de leur dernière partenaire et à réclamer une fille « pure ». 

Je ne reviendrai pas sur le fait que vous devriez être heureux qu’une fille s’intéresse à votre vie pathétique et à votre physique de geek asthmatique, mais en ce qui me concerne, si je roule en Aston Martin, je me fous qu’elle soit d’occasion. J’ai déjà rencontré des filles encore vierges et innocentes des choses de l’amour et du corps à 25, 28 ans. Si votre objectif est de rencontrer de telles personnes, elles existent. Il suffit de les chercher. Je vous promets une vie sexuelle monotone. 

Le lecteur plutôt frileux (je n’ose dire réac) est sûrement en train de se dire qu’il vaut mieux Jeanne d’arc que la ribaude du coin. Plusieurs choses à répondre : premièrement, vous faites bien ce que vous voulez de votre sifflet. Deuxièmement, il y a évidemment un juste milieu entre la ribaude du coin, et Marie-Chantal qui sera encore « vierge » comme dans vos souhaits. Troisièmement, ne serait-ce que d’un point de vue physique, c’est triste mais les ribaudes sont mieux fichues.

J’en reviens à mon point de départ. Je trouve sincèrement malsain cette sanctification jusqu’à la quasi névrose de la virginité féminine. Et je la trouve hypocrite quand on connaît les moeurs sexuelles de certains du « milieu », qui se reconnaîtront si d’aventures ils lisent ces lignes. 

Pourquoi « malsaine » ? Parce que cette condamnation de la chair (que vous croyez « traditionnelle » ou « médiévale » alors qu’on baisait beaucoup plus au Moyen-âge) a à mon sens plus à voir avec le puritanisme protestant voire salafiste qu’avec la France catholique, celle qui aime boire des coups et en tirer. 

Allez, sans rancune. C’est joli une fille en jupe non ?

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Louis-Marie, ou le rameur du trirème « France »

[NB : Cet essai est une oeuvre de satire. Toute ressemblance avec des personnages existants ne serait qu’une coïncidence tout à fait fortuite]

Louis-Marie est né en 1996. Fils d’un architecte lorrain et d’une artiste peintre parisienne, il réside dans le XI ème arrondissement de Paris. Écharpe en laine bio issu du commerce équitable autour du cou et Mac sous le bras, il va en cours en prépa littéraire au lycée Henri IV. Très soucieux de l’empreinte carbone qu’il peut laisser sur l’environnement, il utilise au maximum sa trottinette (électrique).

Aujourd’hui, en arrivant au milieu de son cercle d’amis, deux noms, deux villes sont sur toutes les lèvres. Berlin et Ankara. Louis-Marie, qui aime tant le voyage, la paix, l’amour, la jeunesse, ne comprend pas trop. Il a mal. Il comprend néanmoins que son projet d’Erasmus en Turquie dans quelques années risque d’être compromis, tant ce pays se referme sur le populisme; tout comme l’Allemagne d’ailleurs. Et la France. D’ailleurs, ces trois pays ont été frappés par des attentats. L’explication est là : le populisme ! Cela ne peut pas être l’islam ou la société multiculturelle. Cela, Louis-Marie en est persuadé, avec fanatisme. Et qu’importe s’il n’a jamais rencontré de Maghrébins, dans les écoles privées de son adolescence, qu’importe s’il n’a jamais ouvert un Coran, une biographie du Prophète Muhammad, ou les hadiths. Avec les quelques Maghrébins qu’ils connaît, dans sa prepa (un ou deux), il peut brosser un portrait de la jeunesse immigrée et de l’islam en France. 

Alors, Louis-Marie, comme un rameur, s’arqueboute sur le vivre ensemble, serre les dents et s’efforce de sourire car il faut y croire, pour que le trirème « France-multiculturelle » ne sombre pas. Mais combien de rameurs mourront à la tâche sous les coups de fouets des dirigeants, ou noyés dans la masse des assaillants ?

Le plus terrifiant dans mon histoire est qu’il y a des milliers de Louis-Marie. 

Alep is the new Gaza 

Alep est pratiquement « tombée ». étrange vocabulaire, semi-mensonge déjà : comme si l’AAS  (Armée Arabe Syrienne, loyaliste) capturait une cité ennemie, une ville libanaise, irakienne, israélienne. Non : les forces loyaliste et leurs alliés  (Al Nujaba, etc) reprennent une ville qu’un ennemi avait pris. 

Les caméras, les appareils photos, les experts, les journalistes, de tout bord et toute moralité ont l’oeil et le micro rivé sur un pays que parfois ils n’auraient pu situer il y a six ans, avant la guerre. On lit et on entend les choses les plus invraisemblables, les hypothèses les plus délirantes; les comparaisons les plus folles : Grozny, Srebrenica , etc. Jamais les bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki . Jamais le bombardement de Dresde qui fit monter la température dans les rues de la ville à plus de 100°C. Jamais le bombardement de Dunkerque, Caen, Le Havre et Brest, rasées par les Américains et les Britanniques. 

Un clou chasse l’autre , un drame chasse l’autre. Alep is the new Gaza . Pendant des années la gauche intellectuelle a eu son martyr, son jouet presque, la Palestine , Gaza, allant jusqu’à suivre et soutenir de façon hystérique le HAMAS  (pour ce qui est du NPA). Et puis tout passe, tout lasse… Sauf la lutte des classes. Il fallait chercher d’autres cadavres, une autre cause. Quelle merveilleuse cause que des « rebelles démocrates » engagés dans une guerre civile atroce avec à la clef des enfants mutilés et éventrés  (parfois plusieurs fois le même sur les réseaux sociaux , d’une semaine à l’autre !). De nouveaux martyrs. Adieu Gaza ! Adieu Palestine ! Bonjour Alep ! Bonjour Syrie ! Et là il y a un beau méchant. Deux mêmes. Potentats orientaux, jumeaux maléfiques; Bachar Al Assad, et Vladimir Poutine. Et un soutien encore plus méchant, l’Iran; ça fait vendre du papier. Les « tyrans », les gentils rebelles, et les enfants morts. Voilà ce qu’aiment les journalistes . 

Et qu’importe si la Chine occupe le Tibet depuis 60 ans (autre cause dont ils se sont lassés), qu’importe si la junte birmane persécute les Karens depuis 1948, et qu’importe si au fin fond de l’Afrique on se massacre : le génocide en RDC a déjà fait six millions de morts en vingt ans. 

Un massacre chasse l’autre. Sur quel champ de bataille iront ces vautours la prochaine fois ?

Les filles n’aiment pas les losers (niveau intermédiaire)

Dans un précédent article, et depuis quelques temps en général, je me suis fait « l’avocat du diable » en exposant la thèse suivante : le célibat des hommes vient uniquement de ces derniers. 

Le présent article a pour but de développer cette idée. Après avoir battu en brêche l’idée selon laquelle le féminisme serait à l’origine de tous les maux de la Terre, je me propose d’aller plus loin. En cela, je me rallie aujourd’hui à l’idée de mon ami Yann Merkado selon laquelle ce n’est pas le féminisme qui a dévirilisé et tué les hommes, mais le féminisme qui a pu prendre place dans une société où les hommes étaient moins forts. 

Après la seconde guerre mondiale , les hommes (et je parle autant du genre que de l’espèce humaine) ont voulu faire la paix. Las de mourir au champ de bataille et de s’épuiser à l’usine ou au champ , ils ont accepté le progrès technique, notamment dans le domaine agricole, avec bienveillance. Que l’on me comprenne bien : ceci n’est pas une diatribe anti progrès technique . Il s’agit juste de comprendre comment l’homme a perdu sa place et ses repères traditionnels dans une société en rapide mutation. Dans tout ça, le féminisme comme d’autres phénomènes sociétaux  (libération sexuelle etc), ne sont que des symptômes de changements plus profonds . 

Dès lors, toute critique adressée au féminisme, pour justifiée et nécessaire qu’elle soit, doit s’inscrire dans une remise en contexte plus général. Mais surtout, le féminisme ne doit pas être utilisé comme prétexte, comme je l’ai également dit, à ses échecs, ses erreurs et ses aigreurs. Avant de conquérir Constantinople, pensez à conquérir une femme.

Non, traiter Simone de Beauvoir de pute ne fait pas de vous un grand séducteur.

J’entends déjà les moqueries, les rires, les insultes ou les protestations  (parfois mêlées). Ce n’est pas difficile. Tout est une question d’attitude. Lisez, revoyez votre tenue vestimentaire, vote coupe de cheveux, faites du sport, rangez votre misogynie du XIX ème siècle qui choquerait un ayatollah, et surtout : ÉCOUTEZ LES. Si le mariage de vos parents n’a pas tenu, c’est parce que votre père n’écoutait pas votre mère. 

Scène d’amour courtois

Allez, donnez de l’espoir aux femmes. L’avenir de la  France est entre vos mains. 

Les femmes n’aiment pas les loosers (version débutant )

Vos gueules les enfants. Cassez vous de notre pays, ou branlez vous en silence. Vous êtes la honte de la France et de l’Europe. Aussi stériles que l’était Onan et ses moeurs, vous ne comprenez rien au monde, aux femmes ou à ce que vous appelez le nationalisme. Je comprends que les femmes ne veuillent pas de vous. Vous êtes d’insupportables et geignards petits garçons qui réclamez une fille comme on réclame un Action Man, au lieu de vous remettre en question. Et si vous êtes aussi chiants avec les femmes, bon Dieu, jamais je vous voudrais comme militant, ou comme collègue. Quel enfer : défaitiste, attentiste, vulgaire, laid, misogyne, réac, et en plus anti chat, animal de droite par excellence.

S. Devi, Howard P. Lovecraft, Y. Mishima et L.F Céline et leurs chats

Pauvres cons. L’homme de droite est à ce point fragile qu’il lui faut toujours un responsable à ses échecs : les Juifs, l’Etat, les Francs-maçons, s’il ne trouve pas d’emploi , et donc le féminisme s’il est célibataire. Il a bon dos le féminisme ! Qu’on ne se méprenne pas : il a fait des dégâts culturels et sociétaux profonds mais il faut rendre à César ce qui est à César. Le problème vient de vous.
L’amour est un marché dont vous devez accepter les règles. Vous êtes les chômeurs , elles sont les patrons. Ça ne vous plaît pas ? Tant pis. Une femme ne peut porter la progéniture que d’un mâle pendant la gestation, là où ce dernier peut distribuer sa semence et ses gamètes. Il est donc vital pour la femme de trouver le meilleur parti : beau, intelligent, fort. En bref les femmes n’aiment pas les losers. Vous les trouvez « vénales » ? A votre guise. En attendant, c’est vous qui êtes célibataire.