Vomi.

Ils partagent sur leurs réseaux sociaux des citations et des discours en vidéo de Mussolini, Degrelle ou Codreanu, dont ils admirent le courage, l’honneur, la fidélité, la piété. Ils voudraient en être les héritiers, chevaliers du XXI ème siècle, hommes aux milieu des ruines, prêts à élever de nouvelles bases morales pour l’Europe et le monde.

Mais ils ne sont loyaux à rien ni personne: ni femme, ni famille, ni principe, ni Dieu, ni camarades. Ils forment des coteries mouvantes, basées sur l’intérêt personnel; et l’heure suivante, quand ils rédigeront un tract ou un statut Facebook, ils en appeleront à l’union sacrée, la cohésion. 

Ils vomissent les immigrés pour leurs moeurs barbares, les pillages, les meurtres, les viols, mais dans les alcôves des bars ou des appartements parisiens, les petits chefs, ivres de pouvoir et d’alcool, laissent leurs mains sales et vulgaires se promener sous les jupes et les pulls des filles. Ils sont petits, bien sûr, mais ils sont comme Belorophon dans cette masse grouilante et stupide. 

Et puis le dimanche ils iront à confesse. Et le lundi ils iront marcher pour la défense de la femme européenne : « laissez nous violer nous mêmes nos femmes merde ! » Pourraient-ils dire.
J’ai honte. 

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