Une flamme à transmettre

Je m’entends souvent dire (rire) que mon combat (le nationalisme) est vain et qu’il n’aboutira jamais, ou en tout cas, que je n’en verrai jamais les fruits. C’est probable. Mais c’est là une donnée que j’ai en tête depuis que je me suis engagé en politique, avant même d’être converti aux idées du nationalisme intégral. Et à ce moment là, d’autres, de mon âge ou plus vieux, étaient déjà là en train de (re)construire. Il faut être naïf pour penser qu’une défaite démocratique pèse sur le coeur d’un monarchiste… 

Il existe sur l’île de Crète un olivier âgé de trois millénaires. Il était là avant Athènes, Sparte, Rome, Byzance, les royaumes européens et leur a survécu. Sa force et sa vigueur ne se sont pas faites en un jour, et il a du lutter contre le vent, les parasites… John R.R Tolkien disait « Les arbres aux racines les plus profondes ont les branches les plus vigoureuses ». Je ne verrai pas le fruit de mon travail, non plus que mes enfants. Mais peut-être que mes petits-enfants pourront achever mon oeuvre, notre oeuvre.

 En attendant, il faut repenser notre esthétique, nos rapports aux médias, au travail, à l’Etat. Sortir du « ghetto faf » dans lequel nous nous complaisons. Etre rigoureux dans notre façon de communiquer pour ne laisser place à aucune faille, tels que ces hoax et fakes grossiers que même certains cadres de partis et dirigeants relaient. L’avènement d’internet et des réseaux sociaux a prouvé d’une part que les médias traditionnels étaient discrédités et d’autre part que nous pouvions faire du travail de journalisme, de réflexion : ne tombons pas dans les pièges du complotisme, du hoax ou de l’hystérie. 

Repenser l’esthétique, c’est réfléchir à des (nouveaux) héros, ne pas confondre identité, codes, et sectarisme. Il faut brûler les codes des années 70/80. Si le 6 février 34 ou Dien Bien Phu sont des références émouvantes, sympathiques ou amusantes elles ne parlent plus à personne : dans 15 ans, cela fera un siècle de 6 février ! Créeons un autre six février plutôt que de nous lamenter sur l’échec du premier. « La tradition est la transmission de la flamme et non la vénération des cendres » disait Gustav Mahler. 

Transmettons. 

Oui, le vote, le simple fait de participer à ce théâtre qu’est la démocratie nous est pénible. Non seulement les élections elles-mêmes mais encore les pressions financières, communautaristes, médiatiques qui pèsent sur les premières. Il est évident que la loi naturelle que nous enseigne Aristote, qui nous détourne tant de l’oligarchie que de la tyrannie ou de la démagogie, devrait nous conduire à chercher, à trouver un chef et prendre le pouvoir « par tous les moyens, même légaux » (Charles Maurras). Mais c’est précisément parce que les chefs comme les héros se cachent que nous devons descendre dans les urnes et dans la rue. Nous emparer de la vie la Cité comme de la vie de sa Cité. Quelqu’un que j’estime a écrit « le salut ne viendra pas des urnes ». C’est vrai. Il ne faut pas se raccrocher à ce système parce qu’il est la cause de nos problèmes mais aussi parce qu’il est prêt à mourir. 

Que faire ? Voter, en l’occurrence Marine Le Pen. Que faire vis à vis de la police ? Je l’ai déjà dit. Créer des réseaux d’amitié, professionnels, s’armer. Garder à l’esprit que si nous échouons, nous aurons une responsabilité civilisationnelle à assumer. Mais il ne faut pas désespérer car « le désespoir en politique est une sottise est une sottise absolue » (Charles Maurras).

Érotisme de Tanizaki

Cest en 1908 que Jun’ichiro Tanizaki (1886-1965), jusque là tenté par le journalisme, décide de devenir écrivain. Issu d’une famille de commerçants, il s’inscrit à la prestigieuse université impériale de Tokyo. Il fait ses armes à travers un certain nombre de revues, parfois pour rien. Mais très vite, son style et son génie vont s’affirmer. Cet homme curieux, épris de théâtre kabuki et de littérature chinoise, va contribuer au renouveau de la litterature et de la langue japonaises du début du XX ème siècle. 

Le fétichisme des pieds ou le classique oriental

Fantasque et macabre, son style est teinté d’ironie et d’érotisme. C’est la nouvelle « le tatouage » (1910), publiée dans la revue Shinshichô, qui le révèle. Deux séries de thèmes se dégagent précocement chez Tanizaki : tout d’abord, la femme, sa blancheur, et plus particulièrement, comme souvent en Orient, le fétichisme pour les pieds. Il reprendra d’ailleurs cette thématique dans la nouvelle « Le pied de Fumiko », nouvelle centrée elle aussi autour d’une Geisha et de son pied : « la blancheur du pied s’irisait de rose aux extrémités des orteils bordés de rouge pâle. Cela me rappelait les desserts de l’été, les fraises au lait, la couleur du fruit fondant dans le liquide blanc; c’est cette couleur-là qui coulait le long de la courbure des pirds d’O-Fumi-san ». Vous noterez que le nom de Fumi est précédé de la marque de respect « O », réservée à l’Empereur, signe de la profonde dévotion du personnage envers la geisha.

De même dans « Le tatouage » le personnage rencontre une geisha : « Un pied nu de femme d’une blancheur de neige. Pour un oeil aussi pénétrant que le sien, les pieds d’un être humain reflétaient autant que le visage tout un jeu d’expressions complexes; et le pied de cette femme lui apparut comme un inestimable joyau de chair. La disposition harmonieuse des cinq orteils déployant leur délicat éventail depuis le pouce jusqu’au petit doigt, le rose des ongles qui ne cédait en rien aux coquillages qu’on ramasse sur les plages d’Enoshima, l’arrondi du talon pareil à celui d’une perle, la fraîcheur lustrée d’une peau dont on pouvait se se demander si une eau vive jaillissant entre les rochers ne venait pas inlassablement la baigner […] ».

L’obsession de la douleur chez Tanizaki : catalyseur de l’eros ou sado-masochisme ?

Mais chez l’auteur, dès cette nouvelle, se fait sentir une fascination pour la douleur et la mutilation : « Il [le tatoueur] avait une prédilection marquée pour deux techniques réputées particulièrement douloureuses : le tatouage à cinabre et le tatouage à coloris dégradés. Quand, dans une seule journée, après avoir en moyenne, subi la perforation de cinq ou six cent aiguilles, on ressortait du bain chaud destiné à aviver les couleurs, c’était pour s’abattre à moitié mort aux pieds de Seikichi, où l’on restait un bon moment incapable du moindre mouvement. Et lui, contemplant d’un oeil glacé la forme misérable, ne manquait jamais de dire avec un sourire de satisfaction : « Vrai ! Ce que vous devez avoir mal ! » ». Nombre des personnages de Jun’ichiro Tanizaki ont des moeurs sexuelles macabres ou à tout le moins étranges. Le personnage principal de « Histoire secrète du sire de Musashi » fait sa première expérience de la mort et du désir en même temps, au contact d’une des jeunes filles qui nettoient les têtes ennemies tranchées. De là naîtront son désir à la fois sexuel et martial : trancher des nez à défaut de têtes, pour la symbolique humiliante qu’un nez comporte. Cette utilisation obsessionnelle de la douleur et de l’humiliation en lien avec l’amour ou ne désire relève sans doute du sado-masochisme ; mais pas seulement. On peut voir que chez Tanizaki, la douleur est utilisée comme catalyseur, pour sublimer en quelque sorte le plaisir. Dans le cas du « Tatouage » c’est facilement vérifiable car Seikichi attend cinq années son amante/victime/cliente, torturé par le désir avant de pouvoir la tatouer. On peut y voir là également une métaphore d’un coït longtemps retenu et dont le tatouage serait l’orgasme _ le chef d’oeuvre en somme. La relation entre Tsukatoshi et Fumiko dans « le pied de Fumiko » est sans doute, sinon sado-masochiste, au moins inégale et malsaine.

L’oeuvre de Jun’ichiro Tanizaki est riche, et cet aspect, appuyé par un humour fin et une grande culture littéraire, font de lui un grand auteur. 

De la défaite finale de la pensée d’extrême gauche

Les élections présidentielles approchent à grand pas et chacun mesure, je crois, l’enjeu « de civilisation » (pour reprendre les mots de Marine Le Pen) qu’elles supposent. Mais elles supposent quelque chose de plus profond.

Imaginons un second tour Emmanuel Macron-Marine Le Pen. Ceci n’est pas à exclure. Si du côté du candidat de En Marche ! la bulle médiatique et politique semble se dégonfler, malgré le récent soutien de Bernard Henri Lévy, la dynamique n’est entachée que par le doux parpaing du réel : ce candidat est vide, et ne représente que la banque, ses meetings sont pénibles et creux. De l’autre côté, la base électorale semble solide malgré les peaux de banane jetées sur la route de Marine Le Pen par le système; en témoigne la grotesque polémique autour de la rafle du Vel’ d’Hiv’.
Lors de ce second tour, c’est évidemment l’extrême gauche anticapitaliste qui aurait le plus à perdre. Je m’explique. Il est évident que ni Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) ni Philippe Poutou (NPA) ne pourraient appeler à voter pour le candidat de la banque Rotschild. Mais considérant leur électorat (militants associatifs d’extrême gauche, antifascistes, militants pro Palestine, LGBT, etc) ils ne pourraient appeler pour la candidate patriote (enfin, ça se dit fasciste chez eux). Se taire jetant un discrédit peut-être plus grave, on voit bien la défaite finale de la pensée et du logiciel d’extrême gauche d’inspiration trotskiste en France. C’est donc moins la victoire d’un tel ou d’un tel que l’extrême gauche redoute que leur face à face avec leurs propres contradictions.

Des nouvelles mythologies et des nouveaux héros dans le milieu nationaliste

J’ai déjà dit à quel point les héros, passés et à venir, étaient nécessaires à la construction de l’identité des peuples et des nations. Comme disait Paul Claudel « la jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ». Le sujet qui m’amène ici est la variété des mythologies où chacun puise ses références et se crée ses héros. 

Il n’y a sans doute pas de meilleur cadre que la guerre, en Europe ou ailleurs, pour faire frissonner de jeunes militants au coin du feu, une guitare à la main. Les deux guerres mondiales, les guerres coloniales (Indochine et Algérie) d’abord, aujourd’hui le conflit russo-ukrainien, sans parler des divers conflits au Moyen-Orient, ou des guerres qui ensanglantèrent l’ex-Yougoslavie agonisante. A des centaines ou des milliers de kilomètres, à des décennies de distance, chacun se choisit un camp comme quand on jouait aux cow-boys et aux Indiens étant petit. Chacun dit « je supporte telle cause » ou « en ce temps là, j’eusse rejoins telle faction ». Cette attitude devrait être selon moi être mesurée précisément en raison du manque d’information et de recul historique que nous avons, dans notre confort d’occidental du début du XXI ème siècle. Nous avons appris que les images et les discours pouvaient être détournés  (exemple du massacre de Katýn) et que les hommes politiques comme les journalistes n’étaient que peu fiables (exemple des armes de destruction massive de Saddam Hussein).

C’est pourquoi je suggère de faire appel à ces mémoires mythifiées avec le plus grand soin, la plus grande prudence. Nous devons être fiers de nos ancêtres et de ce que nous transmettrons à nos enfants.

 

Koz toujours, tu ne m’intéresses plus !

Dans les bonnes familles de Paris, Lyon, Bordeaux ou Angers, le catholicisme vit et survit. Comme un lierre, il s’accroche et croît (croit?), poussant le long de l’arbre « Foi ». Pratiquant le voeu de surdité et l’endogamie la plus remarquable, ces gens là sont à l’abri pour des siècles. Après eux, autour d’eux, le déluge. 

Mais nous ? Nous les Français de souche, de la France fille aînée de l’Église, mais aussi d’origine polonaise, espagnole, italienne ou portugaise (donc catholiques) qui pense à nous ? Trahis successivement par la gauche des travailleurs, les syndicats et maintenant l’Église, nous sommes désemparés. Il n’y a guère que saint Basile ou Léon Bloy pour nous comprendre quand le Pape François Ier appelle à accueillir encore davantage de migrants !

Nous, piètres théologiens, savons ce qu’est la foi du charbonnier, honorer les morts, protéger sa famille, cultiver sa terre, protéger son église, y prier en silence, honorer les formules du mieux que l’on peut; saint Augustin disait « Si vous ne connaissez pas de prière, inventez en une ».

Or, c’est bien ce peuple, trahi et renié par ses élites et jusqu’à ses pasteurs qui subit le plus les effets dévastateurs de la mondialisation : chômage, désindustrialisation, crise agricole, terrorisme, islamisation, enlaidissement urbain, etc. Dans ces moments de doute, vers qui nous tourner quand journalistes, philosophes, hommes politiques mentent, trahissent et manipulent ? Nous ne pouvons même pas faire confiance à beaucoup de nos élites catholiques tels que le funeste Erwan ‘Koz’ Le Morhedec pour qui la lutte pour ses frontières, son identité et son indépendance, n’est valable que pour les Amérindiens; j’imagine que l’identité française et catholique n’est pas assez exotique au goût de cet internationaliste.

Je te comprends Erwan moi non plus la Bretagne je suis pas fan mais fais un effort merde.

Le problème du catholicisme français  (à l’inverse du catholicisme italien par exemple) est qu’il est intrinsèquement bourgeois. J’en veux pour preuve son incroyable mobilisation contre le mariage pour tous. Si je ne remets pas en cause le bouleversement civilisationnel de celui-ci, ni l’intérêt porté aux enfants porté par les manifestants, je me demande pourquoi ce million de personnes est incapable de se mobiliser contre une menace civilisationnelle tout aussi grande, telle que l’immigration. Le fait de dire qu’il y a peu de Soudanais à Sablé-Sur-Sarthe, à l’île d’Yeu ou à Porte d’Auteuil, endroits forts éloignés des centre-villes et riches en caméras, gardes armés, patrouilles de police, et hautes grilles, fournira peut-être à chacun un début de réponses. 

Les dirigeants catholiques (et pas seulement les clercs) sont en grande partie par leurs actes et leurs discours responsables de la situation morale et politique française et européenne. Il n’est pas difficile de comprendre l’attrait que peuvent avoir les religions païennes, l’islam, ou des choses plus farfelues encore. Ce catholicisme est une boussole cassée. Qui pourra la réparer ?

C’est une histoire d’amour

S’aimer c’est avancer dans la même direction. Chacun connaît le dicton. Et force est de constater qu’il est la clef de voûte des couples les plus harmonieux. Hélas, quand un couple ne s’entend pas, il divorce. Quand l’homme et la femme en viennent à dormir dans des pièces séparées ou à se hurler dessus  (si ce n’est pire), il est urgent et nécessaire de se séparer. 

Alors pourquoi en serait-il autrement à l’échelle des communautés humaines que sont les nations ? En 1993 Tchèques et Slovaques se sont simplement séparés. L’histoire récente avait réuni deux nations, les Tchèques (Bohêmiens, Moraves…) et les Slovaques au sein d’une construction baroque, bizarre, la Tchécoslovaquie. Née en 1918 des cendres de l’empire austro-hongrois disloqué en ses minorités  (Autriche, Hongrie, Roumanie…), elle avait traversé le XX ème siècle sous la botte de fer du communisme. Et à la chute du mur, devant l’absurdité de la situation et après une brève période fédérale, deux États, avec chacun un peuple sont nés : la Tchéquie pour les Tchèques, et la Slovaquie pour les Slovaques.

Cet exemple est heureux mais d’autres le sont moins : au Liban, l’immigration massive de Palestiniens Arabes sunnites entraîna le pays, si prospère qu’on le surnommait la Suisse du Moyen-Orient, dans une longue guerre civile, et dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui notamment en Syrie. Le divorce qui a fonctionné entre Tchèques et Slovaques n’a pas fonctionné au Liban, pas plus qu’il n’a fonctionné la décennie suivante en ex-Yougoslavie

Si je martèle autant d’exemples différents (et il m’en reste encore sous le pieds) c’est pour montrer qu’il n’existe au final que trois issues possibles au multiculturalisme : la séparation amiable, la séparation violente ou le néo-féodalisme. La question qui demeure est celle de notre marge de manoeuvre par rapport à l’Etat et par rapport à d’autres groupes ethno-religieux qui tendent à mieux s’organiser que nous. 

L’heure n’est pas au désespoir mais à l’action. 

Discriminer, c’est cool

Ou l’importance des canons esthétiques

Avec pareil titre et sous-titre, je devrais avoir la plupart des associations féministes, antiraciste et LGBT sur le dos. Heureusement pour moi, presque personne ne me lit. Je vais donc pouvoir à l’envie marteler à l’envi cette phrase : il est nécessaire de discriminer à nouveau et de lutter contre l’idée selon laquelle tout se vaut. 

La beauté est un concept pensé en occident (et dans toutes les civilisations d’ailleurs) depuis des siècles. Sujet du baccalauréat redouté par des élèves de terminale de moins en moins formé au Beau, au Bien et au Vrai (notions et concepts philosophiques autant que théologiques), la Beauté, que nous associerons par commodité au « Beau » dans cet exposé, demeure l’une des grandes perdantes de la modernité et du relativisme philosophique. 

En effet, sous la pression d’un égalitarisme forcené, on assiste à de curieux défilés de mode d’handicapés physiques ou mentaux. L’argument avancé est double : premièrement, toutes les beautés se valent, et après tout Claudia Schiffer n’est pas plus jolie qu’un mannequin trisomique. 

On se calme messieurs
Un autre style de mannequin…

Deuxièmement, conséquence du premier, c’est que la beauté n’a au final pas de forme, pas de critères, pas de règles, pas de canons. 

Or, une civilisation donnée s’assied précisément sur un certain nombre de valeurs mais aussi de codes esthétiques, y compris pour ses femmes. Il peut paraître choquant que je parle du beau sexe comme des cathédrales ou de la littérature, mais cela me permet de préciser plusieurs éléments. Premièrement, ces canons peuvent évoluer, et c’est évident : coiffure, tenues, vestimentaire et jusqu’à la façon d’entretenir les poils pubiens  (au XVIII les femmes de l’aristocratie y mettaient rubans et parfum). Mais cela relève toujours d’une progression d’ensemble, à défaut d’être uniforme. Le laid, le malade, l’obèse ne sauraient être promus comme canon de beauté.

J’ai parlé des femmes en m’appuyant sur l’exemple concret des mannequins. Que l’on ne se méprenne pas : ce billet n’est pas un exercice de style misogyne. Je crois être assez lucide pour savoir que je ne corresponds pas tout à fait aux canons esthétiques masculins occidentaux, tout en essayant de changer cet état de fait.

Un deuxième élément à souligner est que la lutte contre l’affaissement moral, physique, culturel et esthétique de nos corps participe à mon sens à la lutte civilisationnelle, une lutte de chaque jour à l’imitation de Héraclite  (encore que je sois aristotélicien). 
Il n’est pas non plus question de dire à quoi ressemble « la femme » ou « l’homme », ce qui constituerait une parodie de ce qu’écrivait Nietzsche dans « Ainsi parlait Zarathustra » quand il dit « Deviens ce que tu es ».

Soyons simplement conscients qu’il y a toujours meilleur, plus beau que soi. Mais en définitive, celui que nous devons dépasser reste nous même.

La peau lisse aux fesses

​J’écris cet article à chaud mais la tête froide. Rappel des faits : lors d’une interpellation qu’on qualifiera de brutale et de maladroite le « petit Théo » (1m85, tout de même, la moyenne des Français mesurant 1m75_ mais l’individu est d’origine subsaharienne) s’est vu blesser par la matraque d’un policier. Le communautarisme de banlieue arabo-africain  (nous y reviendrons) et les médias aidant, l’affaire s’est vue qualifiée de viol alors que l’IGPN a rapidement conclu à un accident. Las, il était trop tard ! Appel au lynchage, au meurtre et au viol de policier, et de blancs. Concentrons nous sur les auteurs, issus de pays comme l’Algérie, le Congo (RDC), le Cameroun, la Tunisie, la Turquie. Ces individus, qui sont là de leurs plein gré  (le servage a été aboli au XII ème siècle en France, l’esclavage en 1848) vivent la réalité de la police de leur plein gré également. Que la police française, la meilleure du monde  (elle forme la police chinoise, brésilienne…) soit parfois zélée dans l’exercice de la violence d’Etat, chacun l’entend. Mais chacun doit le comprendre car elle est l’instrument de l’autorité de l’Etat. Dans un État de droit, seul celui-ci a le monopole de la violence. Ces quelques principes posés, intéressons nous a quelques pays évoqués plus haut, et tant vantés pour leur climat, leur cuisine, leurs femmes ou leurs danses, à longueur de réseaux sociaux. Il n’est pas difficile de trouver des vidéos de leurs polices respectives, telles la RDCl’Algérie ou encore la Turquie. Il n’est pas non plus difficile de trouver des vidéos de la police américaine, qui remplit les salles de cinéma et les seaux de pop corn, quoiqu’en dise le mouvement Black Lives Matter. En cherchant plus loin, on peut d’intéresser, sur le même continent, à la BOPE brésilienne, sources de mythes et de fantasmes. Mais les police les plus brutales restent pour moi les polices asiatiques, Chine, Iran, Inde, ou Birmanie. A quoi rime ce name dropping ? Premièrement à vous faire relativiser vos larmes de gonzesses quand vous prenez un malheureux contrôle un peu sévère. Et deuxièmement, à interroger chacun sur la bénédiction que constitue la police française (et ouest-europeenne en général) quand celles du bled cassent des côtes et des phalanges à coup de bâton et de rangées en riant.

De l’écologie bien comprise

Si l’écologie, en faisant abstraction de sa signification étymologique, se veut la science ou l’étude de l’interaction entre les êtres vivants et leur milieu, alors chacun comprend bien que c’est avant tout la Nature qui doit régenter l’objet étudié. De la même façon qu’un entomologiste doit prendre mille et une précautions avec ses bottes et sa loupe pour ne pas ravager les fourmilière ou les ruches, l’écologiste doit lui aussi garder à l’esprit la notion d’ordre naturel et éviter au maximum de perturber celui-ci.

Un monde parfaitement écologiste selon la Nature, et personnifier cette dernière est déjà une erreur, serait un monde sans hommes. En effet, l’homme étant un être de culture, l’action anthropique influe plus ou moins sur le milieu naturel. Ainsi, la sylviculture soit le simple fait de sélectionner et d’abattre des arbres, influe sur les autres les essences et les espèces animales (oiseaux, rongeurs, insectes). Il n’existe en Europe aucune forêt dite sauvage c’est-à-dire qui n’a pas reçu de coup de cognée à l’exception de la forêt biélorusse. Dans le reste du monde, il faut s’enfoncer en Afrique, en Amazonie ou dans le Sud-est asiatique. 

C’est beau hein ? Bah c’est pas naturel. Désolé les hippies

Aussi beaux qu’ils soient, les champs de colza ou de lavande sont le résultat de siècles de travaux humains. Ils participent à ce titre à l’identité culturelle d’une région, d’un pays. Ainsi, le blé d’Ukraine se retrouve dans le drapeau national, là où le bleu symbolise l’immensité du ciel azur. 

L’homme agit sur la vie depuis qu’il a réussit à inventer successivement le feu, la roue, le joug, etc. Cependant, dans son ouvrage « The Lighting and the Sun », Savitri Devi explique bien la différence entre le progrès technique, consistant à maîtriser la nature, et le Progrès, idéologie qui semble être un cheval (ou un tigre?) que l’on ne peut plus chevaucher ni maîtriser car devenu fou. Au lieu de suivre une progression cyclique et guidée par le Sacré, la société moderne en vient aujourd’hui à croiser des porcs et des humains. Au delà du grotesque, du risible ou du terrifiant, interrogeons nous sur la notion de vivant, d’espèce (s) et de race (s). Méditons cette citation bien connue de l’écrivain Jean Mabire : « Je ne vois pas pourquoi il faudrait protéger les races animales et laisser périr les peuples tels qu’ils ont été façonnés par des millénaires de longue patience. La véritable écologie c’est de sauvegarder les baleines. Mais aussi les Touaregs et les Zoulous, les Basques et les Serbes, les Flamands et les Bretons, les Écossais et les Estoniens ». 

Qu’est ce qu’un écologiste qui ne défendrait pas ces évidences, ce bon sens, ce que l’histoire, le temps, l’homme et la nature ont façonné ensemble ? Il est sans doute temps de briser la Civilisation du Progrès, ainsi que sa évolution exponentielle, qui ne respecte ni les hommes, ni la nature, ni la beauté. En somme, revenir à une écologie du temps, de la longue durée, en accord avec à la fois le Divin et la Nature, ce que nos ancêtres bâtisseurs de cathédrales ou du Colisée ont su le faire.